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معناه جبل القرود ويمر في وسط الصيي مسيرة ستة أشهر الى أن ينتهي إلى صين الصين وتكتنفه القرى والمزارع والبساتين والاسواق کنيل مصر إلا أن هذا اكثر عارة وعليه النواعير الكثيرة وببلاد الصين الشكر الكثير منا يضاف المصرى بل يفضله والاعناب والإجاص وكنت أظن أن الاجاص العماني الذي بدمشق لا نظير له حتى رايت الاجاص الذي بالصين وبها البطيخ العجيب يشبه بطيخ خوارزم واصفهان وكل ما ببلادنا من الفواكه فان بها ما هو مثله واحسن منه والقمح بها كثير جدا ولم ار قها اطيب منه وكذلك العدس ولمص ،

a la montagne des singes. » Ce fleuve parcourt, au milieu de la Chine, l'espace de six mois de marche, jusqu'à ce qu'il arrive à Sứn-assin (ou Sîn-calân, Canton). Il est entouré par des villages, par des champs cultivés, des vergers, des marchés, à la manière du Nil de l'Égypte; mais ici le pays est plus florissant, et sur le fleuve, il y a un grand nombre de roues hydrauliques. On trouve en Chine beaucoup de sucre égal à celui de l'Égypte, et mêine meilleur; on trouve aussi les raisins et les prunes. Je pensais d'abord que la prune nommée 'othmâny, et qui se trouve à Damas, n'avait pas sa pareille; mais je vis que j'étais dans l'erreur, lorsque je connus la prune de la Chine. Dans ce pays, il y a l'excellente pastèque, qui ressemble à celle de Khârezm et d'Ispahân. En sommie, tous les fruits que nous possédons dans nos pays ont leurs pareils en Chine, ou plutôt leurs supérieurs. Dans ce dernier pays, le froment est en trèsgrande abondance, et je n'en ai jamais vu de plus beau, ou de meilleur. On peut dire la même chose des lentilles et des pois chiches.

و

ذكر الغار الصيني واتها الخار الصيني فلا يصنع منها إلا بمدينة الزيتون وبصين لان وهو من تراب جبال هنالك تقد فيه النار والغم وسنذكر ذلك ويضيفون اليها حجارة عندهم ويوقدون النار عليها ثلاثة أيام ثم يصبون عليها الماء فيعود للجميع ترابا ثم يخترونه فالجيد منه ما رشہرا کامة ولا يزاد على ذلك والدون ما رعشرة أيام وهو هنالك بقية الخار ببلادنا او ارخص ثمنا وجل إلى الهند وسائر الاقالم حتى يصل إلى بلادنا بالمغرب وهو أبدع انواع الغار،

ذكر دجاج الصين ودجاج الصين ودیوکها ضخمة جدا

DE LA POTERIE CHINOISE OU PORCELAINE.

On ne fabrique pas en Chine la porcelaine, si ce n'est dans les villes de Zeïtoûn et de Sîn-calân. Elle est faite au moyen d'une terre tirée des montagnes qui se trouvent dans ces districts, laquelle terre prend feu comme du charbon, ainsi que nous le dirons plus tard. Les potiers y ajoutent une certaine pierre qui se trouve dans le pays; ils la font brûler pendant trois jours, puis versent l'eau par-dessus, et le tout devient comme une poussière ou une terre qu'ils font fermenter. Celle dont la fermentation a duré un mois entier, mais pas plus, donne la meilleure porcelaine; celle qui n'a fermenté que pendant dix jours, en donne une de qualité inférieure à la précédente. La porcelaine en Chine vaut le même prix que la poterie chez nous, ou encore moins. On l'exporte dans l'Inde et les autres contrées, jusqu'à ce qu'elle arrive dans la nôtre, le Maghreb. C'est l'espèce la plus belle de toutes les poteries.

DES POULES DE LA CHINE.

Les poules et les coqs de la Chine sont très-gros, plus

من الإوز عندنا وبيض الدجاج عندهم اخم من بيض اخم الإوز عندنا وأما الإوز عندهم فلا ضخامة لها ولقد اشترینا دجاجة فاردنا طبخها فلم يسع لجها في برمة واحدة فجعلناه في برمتين ويكون الديك بها على قدر النعامة وربما انتت ریشه فيبقى بضعة جراء واول ما رايت الديك الصيني بمدينة کولم فظننته نعامة وجبت منه فقال لي صاحبه أن ببلاد الصين ما هو أعظم منه فما وصلت إلى الصين رايت مصداق ما أخبرني به من ذلك ،

ذكر بعض من أحوال أهل الصين وأهل الصين كفار يعبدون الأصنام ويحرقون موتاهم ما تفعل الهنود وملك

volumineux même que l'oie de nos pays. Les eufs de la poule, chez les Chinois, sont aussi plus forts que ceux de l'oie parmi nous. Or l'oie chez eux est très-petite. Nous achetầmes un jour une poule que nous voulions faire cuire; mais elle ne tint

pas

dans une seule marmite, et nous fümes obligés d'en employer deux. En Chine, le coq est aussi grand que l'autruche; quelquefois ses plumes tombent, et il reste pour lors comme une vraie masse rougeâtre. La première fois de ma vie que j'ai vu un coq chinois, ce fut dans la ville de Caoulem (côte du Malabar). Je l'avais pris pour une autruche, et j'en fus étonné; mais son maître me dit : « Certes, en Chine, il y a des coqs encore plus gros que celui-ci. » Quand j'y fus arrivé, j'eus la preuve de ce qu'il m'avait avancé a ce sujet.

QUELQUES DÉTAILS SUR LES CHINOIS.

Les Chinois sont des infidèles, des adorateurs d'idoles, et ils brûlent leurs morts à la manière des Indiens. Leur roi

الصين تترى من ذرية تنكيز خان وفي كل مدينة من مدن الصين مدينة للمسلمين ينغردون بسكناهم ولهم فيها المساجد لاقامة المعات وسواها وهم معظمون محترمون وكغار الصين بالون لحوم الخنازير والكلاب ويبيعونها في اسواقهم وهم اهل رفاهية وسعة عيش إلا أنهم لا يحتفلون في مطعم ولا ملبس وترى التاجر الكبير منهم الذي لا تحصى أمواله كثرة وعليه جبة قطن خشنة وجميع اهل الصين أنما يحتفلون في اواني الذهب والفضة ولكل واحد منهم غاز يعتد عليه في المشي ويقولون هو الرجل الثالثة والحريرعندهم كثيرجدادن الدود تتعلق بالثمار وتاكل منها فلا تحتاج الى كثير مؤنة

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est un Tartare de la postérité de Tenkîz-khân, ou Gengiskan. Dans chacune de leurs villes il y a un quartier affecté aux musulmans, où ils habitent seuls, où ils ont leurs mosquées pour y faire les prières, tenir les réunions du vendredi, et autres; ils sont honorés et respectés. Les païens de la Chine mangent les viandes des porcs et des chiens, qu'ils vendent publiquement sur leurs marchés. Ce sont, en général, des gens aisés , opulents ; mais ils ne soignent pas assez leur nourriture ni leur habillement. On peut voir tel de leurs grands négociants, si riche que l'on ne saurait compter ses trésors, marcher vêtu d'une grossière tunique de coton. Les Chinois mettent toute leur sollicitude à posséder des vases d'or et d'argent. Ils portent tous un bâton ferré, sur lequel ils s'appuyent en marchant, et qu'ils appellent la troisième jambe.

La soie est très-abondante en Chine, car les vers qui la donnent s'attachent aux fruits, s’en nourrissent et ne de mandent pas beaucoup de soins. C'est pour cela que la soie est en si grande quantité, et qu'elle sert à habiller les reli

ولذلك كثر وهو لباس الفقراء والمساكين بها ولو لا التجارها كانت له قيمة ويباع الثوب الواحد من القطن عندهم بالاثواب الكثيرة من الحرير وعادتهم أن يسبك التاجر ما يكون عنده من الذهب والفضة قطعا تكون القطعة منها من قنطار فا فوقه وما دونه ويجعل ذلك على باب داره ومن كان له خس

كانت له عشر جعل قطع منها جعل في اصبعه خاتما خاتمين ومن كان له خمس عشرة سموه الستي بغت السين المهمل وكسر التام المعلوة وهو بمعنى الكارى بمصر ويسمون القطعة الواحدة منها بركالة بنت الباء الموحدة وسكون الراء وفتح الكاف واللامر،

ذكر دراهم ألكاغد التي بها يبيعون ويشترون وأهل الصين لا يتبايعون بدينار ولا درهم وجميع ما يتصل ببلادهم من

gieux pauvres et les mendiants du pays; sans les marchands, la soie ne vaudrait absolument rien. Un seul vêtement de coton, chez les Chinois, en vaut plusieurs en soie. L'habitude de ce peuple est que tout négociant fonde en lingots l'or et l'argent qu'il possède, chacun de ces lingots pesant un quintal, plus ou moins, et qu'il les place au-dessus de la porte de sa maison. Celui qui a cinq lingots met à son doigt une bague; celui qui en a dix y met deux bagues; celui qui en a quinze est nommé séty, ce qui revient au même que cârémy en Égypte (sorte de riche marchand, surtout en épices). Un lingot est nommé en Chine barcálah.

DES DRACHMES DE PAPIER QUI SERVENT, CHEZ LES CHINOIS,

POUR VENDRE ET POUR ACHETER.

Les habitants de la Chine n'emploient dans leurs transactions commerciales ni pièces d'or ni pièces d'argent. Toutes celles qui arrivent dans ce pays sont fondues en lin.

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