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الفاضل ابن عبد الله محمد بن عبد الرجان المدعو بجلیل فصمت شهر رمضان بمكة وكنت اعتركل يوم على مذهب الشافعي ولغيت من اعهده من اشياخها شهاب الدين النقي وشهاب الدین الطبري وأبا متد اليافعي ونجم الدين الأضغون والخرازی) وجت في تلك السنة ثم سافرت مع الركب الشامی الى طيبة مدينة رسول الله صلى الله عليه وسلم وزرت قبره المكرم المطيب زاده الله طيبا وتشریت وصليت في المسجد الكريم طهرة الله وزاده تعظيما وزرت من بالبقيع من أصحاب الرسول صلى الله عليه وسلم ورضي عنهم ولقيت من الأشياخ ابا محمد ابن فرحون ثم سافرنا من المدينة الشريفة إلى العلا وتبوك ثم

le pieux, dévot et vertueux Aboû 'Abdallah Mohammed, fils d'Abderrahmân, nommé Khalil, ou ami sincère. Tout le mois de ramadhân je jeûnai à la Mecque, et je visitai tous les jours les lieux saints, suivant le rite de Châfi’y. Parmi les cheikhs de la Mecque que je connaissais, je vis : 12 Chihab eddin Alhanefy; 22 Chihab eddin Atthabary, ou du Tabaristan; 3° Abot Mohammed Alyafi'y; 4° Nadjm eddîn Alosfoûny; et 5° Alharâzy.

Dans la susdite année, après avoir fait le pèlerinage, je partis de la Mecque en compagnie de la caravane de Syrie, et arrivai à Thaïbah, ou Médine, la ville de l'envoyé de Dieu, de Mahomet. Je visitai son tombeau vénéré, parfumé (que Dieu

augmente son parfum et sa vénération!); je priai dans la noble mosquée (que Dieu la purifie et augmente sa noblesse!); enfin, je visitai les compagnons du Prophète qui sont enterrés dans le cimetière de Médine (que Dieu soit content d'eux!). Parmi les cheikhs que je vis, je nommerai Aboů Mohammed, fils de Farhoûn.

Nous partîmes de la noble Médine et arrivâmes succes

الى بيت المقدس ثم إلى مدينة الخليل صلی الله عليه وسلم ثم إلى غزة ثم إلى منازل الرمل وقد تقدم ذكر ذلك كله ثم الى القاهرة وهنالك تعرفنا أن مولانا امیرالمؤمنين وناصر الدین المتوكل على رب العالين ابا عنان ایده الله تعالى قد تم الله به نشر الدولة المرينية وشفي ببركته بعد اشفائها البلاد المغربية وأفاض الاحسان على الخاص والعام وفر جميع الناس بسابغ الانعام فتشوفت النفوس إلى المثول ببابه وأملت تثم رابه فعند ذلك قصدت القدوم على حضرته العلية مع ما شاقني من تذار الأوطان وفنين الى الاهل والاتلان العبة

طويل) الى بلادي التي لها الفضل عندي على البلدان ،

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و

sivement à 'Ola, Taboớc, Jérusalem, Hebron, Gaza, les stations du sable ou du désert, et le Caire. Toutes ces localités ont déjà été décriles. A notre arrivée au Caire nous apprîmes que notre maître, le commandant des fidèles, le défenseur de la religion, celui qui met sa confiance dans le maître des mondes, je veux dire Aboûn ’Inân (que le Dieu très-haut le protége!), avait, avec le secours divin, réuni les choses dispersées, ou réparé les malheurs de la dynastie mérînite, et délivré par sa bénédiction les pays du Maghreb du danger dans lequel ils s'étaient trouvés. Nous sûmes que ce souverain répandait les bienfaits sur les grands et sur la multitude, et qu'il couvrait tout le monde de ses grâces copieuses. Or les hommes désiraient beaucoup de se tenir à sa porte, et n'avaient d'autre espoir que celui d'être admis à baiser son étrier. Alors je me décidai à me rendre dans son illustre résidence; j'étais mû aussi par le souvenir de la patrie, l'affection pour la famille et les amis chéris qui m'entraînaient vers mon pays, lequel, à mon avis, l'emporte sur toutes les autres villes.

بلاگ بها نطت على تمائمي

واول أرض مش جلدی ترابها فركبت البحري وقورة لبعض التونسيين صغيرة وذلك في صغر سنة خسين وسرت حتى نزلت بمجربة وسافر المركب المذكور الى تونس فاستولى العدو عليه ثم سافرت في مركب صغير الى قابس فنزلت في ضيافة الاخوين الفاضلين أبي مروان وابي العباس ابن متى أمیری جربة وقابس وحضرت عندها مولد رسول الله صلى الله عليه وسلم ثم ركبت في مركب إلى فاس ثم توجهت في البحر الى ليانة ومنها سرت في البر مع العرب فوصلت بعد مشقات الى مدينة تونس والعرب منتصرون لها ،

C'est le pays où l'on a suspendu à mon cou les amulettes; c'est la première contrée dont la poussière a touché ma peau.

Je m'embarquai sur un petit navire appartenant à un Tunisien : c'était pendant le mois de safar de l'année 750 de l'hégire (avril-mai 1349), et je me fis descendre à l'île de Djerbah. Le susdit bâtiment continua sa route vers Tunis; mais les ennemis s'en emparèrent. Plus tard je me rembarquai sur un petit bâtiment pour aller à Kâbis, où je descendis, jouissant de l'hospitalité des deux illustres frères, Aboû Merouan et Aboû'l 'Abbâs, fils de Mekky, et commandants de Djerbah ainsi que de Kabis. Je passai chez eux la fête du jour anniversaire de la naissance de Mahomet (le 12 de rabi' premier); ensuite, je me rendis par mer à Sefâkos et à Boliânah; puis par terre, avec les Arabes, à Tunis, où j'arrivai après beaucoup d'ennuis. Dans ce temps-là cette ville était assiégée par les Arabes.

ذكر سلطانها وكانت تونس في ايالة مولانا امیر المسلمين وناصر الدين المجاهد في سبيل رب العالمين عم الاعلام وأوحد الملوك الكرام أسد الأساد وجواد الاجواد القانت الاواب الخاشع العادل أبي الحسن بن مولانا امیر المسلمين المجاهد في سبيل رب العالمين ناصر دین الاسلام الذي سارت الامثال بجوده وشاع في الأقطار اترکرمه وفضله ذي المناقب والمفاخر والغضائل والمأثر الملك العادل الفاضل ابی سعید بن مولانا امیر المسلمين وناصر الدین المجاهد في سبيل رب العالمين قاهر المختار وبيدها ومبدی آثار الجهاد ومعیدها ناصر الإيمان الشديد

DU SULTAN DE TUNIS.

و

Tunis était sous la domination de notre maître le commandant des musulmans, le défenseur de la religion, le champion du maître des mondes dans la guerre contre les infidèles , le prince des princes, l'unique parmi les rois généreux, le lion des lions, le libéral des libéraux, le pieux, le dévot, ou qui vient à résipiscence, l'humble, le juste, Abod’l Haçan. Il était fils de notre maître le commandant des musulmans, le champion du maître des mondes dans la guerre sainte, le défenseur de la religion mahométape, celui dont la bienfaisance a passé en proverbe, dont les actes de générosité et de vertu sont connus dans les différents pays, l'auteur et le possesseur d'actions généreuses et vertueuses, de mérites et de bienfaits , le roi juste, illustre, Aboů Sa'id. Celui-ci était fils de notre maître le commandant des musulmans, le défenseur de la religion, le guerrier dans les saints combats, paramour pour le maître des mondes; le vainqueur et le destructeur des infidèles, celui qui, une première fois, a rendu manifestes des actes mémorables dans la guerre sainte, et qui souvent les a répétés; le pro

و

عنهم أجمعين

وابقي الملك

السطوة في ذات الرمان العابد الزاهد الراكع الساجد

الله

رضی الخاشع الصالح ابن يوسف بن عبد الحق

الدین وتا وصلت تونس قصدت الى

عقبهم الحاج ابا لسن الناميسى لما بيني وبينه من موات القرابة والبلدية فانزلني إدارة وتوجه مع الى المشور فدخلت المشور الكريم وتبلت یک مولانا ابي الحسن رضي الله عنه وأمرني بالقعود فقعدت وسألني عن الحجاز الشريف وسلطان مصر فاجبته وسألني عن ابن تيراجين فاخبرته بما فعلت المغاربة معه وإرادتهم قتله بالاسكندرية وما لقي من إذابتهم إنتصارا

tecteur de la foi, le prince sévère dans les choses qui regardent l'être miséricordieux, le serviteur de Dieu , le dévot toujours assidu à la prière, à incliner sa tête, à se prosterner; l'humble, le pieux, Aboû Yoûçuf, fils d’Abdalhakk. (Que Dieu soit satisfait d'eux tous, et qu'il fasse durer le royaume dans leur postérité, jusqu'au jour du jugement dernier!)

A mon arrivée à Tunis, j'allai voir le pèlerin Abou'l Haçan annâmicy, à causedes liens de parenté et de nationalité qui existaient entre nous deux. Il me fit loger dans sa maison, et puis se dirigea avec moi vers le lieu des audiences. J'entrai dans l'illustre salle, et je baisai la main de notre maître Aboû'l Haçan. (Que Dieu soit content de lui!) Le souverain m'ordonna de m'asseoir, et j'obéis; il me fit des questions sur le noble Hidjâz, sur le sultan du Caire, et je répondis à ses demandes; il m'interrogea aussi sur Ibn Tsfarâdjîn. Or, je l'informai de tout ce que les Africains avaient fait à son égard, de leur intention de le tuer à Alexandrie, et du mal qu'ils lui firent endurer, dans la vue de venger et de secourir notre maître Abou'l Hacan. (Que Dieu soit satisfait

و

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