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خارج المنشور في شارع هنالك متسع فيه التجار وكل فراری بین يديه امحابه بالرماح والقسى والاطبال والابواق وبوقاتهم أنياب الغيلة وآلات الطرب المصنوعة من القصب والترع وتضرب بالسطاعة ولها صوت عجیب وكل فراری له كنانة قد

كتفيه وقوسه بيده وهو راكب فرسها وامبابه علقها بين مشاة وبان ويكون بداخل المشور تحت الطيقان رجل واقف فمن اراد ان يكت السلطان كل دوغا ويكل دوغا لذلك الواقف ويكت الواقع السلطان ،

ذكر جلوسه بالمشور ويجلس أيضا في بعض الايام بالمشور وهنالك مصطبة تحت شجرة لها ثلاث درجات يسمونها البنبي بفتح الباء المعقودة الأولى وكسر الثانية وسكون النون بينهما

dans une rue longue, vaste et pourvue d'arbres. Chaque commandant a devant lui ses hommes, avec leurs lances, leurs arcs, leurs tambours, leurs cors (ceux-ci sont faits d'ivoire, ou de défenses d'éléphants), enfin avec leurs instruments de musique, fabriqués au moyen de roseaux et de courges, que l'on frappe avec des baguettes et qui rendent un son agréable. Chacun des commandants a son carquois suspendu entre les épaules, il tient son arc à la main et monte un cheval; ses soldats sont les ans à pied, les autres à cheval. Dans l'intérieur de la salle d'audience, et sous les croisées, se voit un homme debout; quiconque désire parler au sultan s'adresse d'abord à Doûghả; celui-ci parle audit personnage qui se tient debout, et ce dernier, au souverain. .

DES SÉANCES QU'IL TIENT DANS LE LIEU DES AUDIENCES. Quelquefois le sultan tient ses séances dans le lieu des audiences; il y a dans cet endroit une estrade, située sous un arbre, pourvue de trois gradins et que l'on appelle penpi.

وتفرش بالحرير وجعل الغاة عليها ويرفع الشطر وهو شبه قبة من الحرير وعليه طائر من ذهب على قدر البازی ويخرج السلطان من باب في ركن القصر وقوسه بيده وكنانته بين كتغيه وعلى راسه شاشية ذهب مشدودة بعصابة ذهب لها اطراى مثل السكاكين وقاق طولها ازيد من شبر واكثر لباسه جبة جراء موبرة من الثياب الرومية التي ثبتي المطنفس ويخرج بين يديه المغنون بايديهم تغاير الذهب والفضة وخلفه نحو ثلاثماية من العبيد أصحاب السلاح ويمشي مشيتا ویدا ويكثر التأني وريما وقف فاذا وصل إلى النبي وقف ينظر في الناس ثم يصعد برفق كما يصعد للخطيب المنبر وعند

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On la recouvre de soie, on la garnit de coussins, au-dessus on élève le parasol, qui ressemble à un dôme de soie, et au sommet duquel se voit un oiseau d'or, grand comme un épervier. Le sultan sort par une porte pratiquée dans un angle du château; il tient son arc à la main, et a son carquois sur le dos. Sur sa tête est une calotte d'or, fixée par une bandelette, également en or, dont les extrémités sont effilées à la manière des couteaux, et longues de plus d'un empan. Il est le plus souvent revêtu d'une tunique rouge et velue, faite avec ces tissus de fabrique européenne nommés mothanfas, ou étoffe velue.

Devant le sultan sortent les chanteurs, tenant à la main des kanâbir (instruments dont le nom au singulier est sans doute konbarâ, qui signifie alouette) d'or et d'argent; derrière lui sont environ trois cents esclaves armés. Le souverain marche doucement; il avance avec une grande lenteur, et s'arrête même de temps en temps; arrivé au penpi, il cesse de marcher et regarde les assistants. Ensuite il monte lentement sur l'estrade, comme le prédicateur monte dans sa chaire;

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جلوسه تضرب الطبول والابواق والانفار ويخرج ثلاثة من العبيد مسرعين فيدعون النائب والغرارية فيدخلون ويجلسون ويوق بالغرسين والكبشين معهما ويقف دوغا على الباب وسائر الناس في الشارع تحت الاشجار ،

ذكرتذليد السودان المكلهم وتتريبهم له وغير ذلك من احوالهم والسودان أعظم الناس تواضعا لمكلهم وأشدهم تذته له ويحلفون باسمه فيقولون منى شلمان کی فاذا دعا باحدهم عند جلوسه بالقبة التي ذكرناها نزع المدعو ثیابه ولبس ثيابا ځلقة ونزع مامته وجعل شاشية وسخة ودخل

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dès qu'il est assis, on bat les tambours, on donne du cor et on sonne des trompettes. Trois esclaves sortent alors en courant, ils appellent le lieutenant du souverain ainsi que les commandants, qui entrent et s'asseyent. On fait avancer les deux chevaux et les deux béliers; Doûghâ se tient debout à la porte, et tout le public se place dans la rue, sous les arbres.

DE LA MANIÈRE DONT LES NÈGRES S'HUMILIENT DEVANT LEUR ROI,

DONT ILS SE COUVRENT DE POUSSIÈRE PAR RESPECT POUR LUI, ET DE QUELQUES AUTRES PARTICULARITÉS DE CETTE NATION.

Les nègres sont, de tous les peuples, celui qui montre le plus de soumission pour son roi, et qui s'humilie le plus devant lui. Ils ont l'habitude de jurer par son nom, en disant : Mensa Soleïmán ki. Lorsque ce souverain, étant assis dans la coupole ci-dessus mentionnée, appelle quelque nègre, celui-ci commence par quitter ses vêtements; puis il met sur lui des habits usés; il ôte son turban et couvre są tête d'une calotte sale. Il entre alors, portant ses habits et

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رافعا ثيابه وسراويله إلى نصف ساقه وتقدم بذلة ومشكنة وضرب الأرض بمرفتيه ضربا شديدا ووقف الراكع يسمع كلامه واذا كل احدهم السلطان فرد عليه جوابه کشف ثيابه عن ظهره وری بالتراب على راسه وظهره كما يفعل المغتسل بالماء وكنت أعجب منهم کیف لا تعمى اعينهم واذا تك السلطان في مجلسه بكلام وضع لاضرون عامهم عن رؤوسهم وأنصتوا للكلام وريما قام أحدهم بين يديه فيذكر انفعاله في

کذا وقتلت كذا يوم كذا خدمته ويقول فعلت كذا فيصدقه من عم ذلك وتصديقهم أن ينزع أحدهم في وتر قوسه ثم يرسلها كما يفعل اذا رمی فاذا قال له السلطان صدقت

ses caleçons levés jusqu'à mi-jambes ; il s'avance avec humilité et soumission; il frappe fortement la terre avec ses deux coudes. Ensuite il se tient dans la position de l'homme qui se prosterne en faisant sa prière; il écoute ainsi ce que dit le sultan. Quand un nègre, après avoir parlé au souverain, en reçoit une réponse , il se dépouille des vêtements qu'il portait sur lui; il jette de la poussière sur sa tête et sur son dos, absolument comme le pratique avec de l'eau celui qui fait ses ablutions. Je m'étonnais, en voyant une lelle chose, que la poussière n'aveuglât point ces gens.

Lorsque dans son audience le souverain tient un discours, tous les assistants ôtent leurs turbaps et écoutent en silence. Il arrive quelquefois que l'un d'eux se lève, qu'il se place devant le sultan, rappelle les actions qu'il a accomplies à son service et dise : « Tel jour j'ai fait une telle chose, tel jour j'ai tué un tel homme; » les personnes qui en sont informées confirment la véracité des faits. Or cela se pratique de la façon suivante : celui qui veut porter ce témoignage tire à lui et tend la corde de son arc, puis la lâche subitement, comme il ferait s'il voulait lancer une fèche.

او شکره نزع ثيابه وترب وذلك عندهم من الأدب قال ابن جزی واخبرني صاحب العلامة الفقيه ابو القاسم بن رضوان

موس الونجراتی رسول عن منسي اعزه الله انه لما قدم لاج . سليمان إلى مولانا ابي للسن رضی الله عنه كان إذا دخل . المجلس الكريم جل بعض ناسه معه فة تراب فيترب ممی قال له مولانا لاما حسنا كما يفعل ببلاده ،

ذكر فعله في صلاة العيد وأيامه وحضرت بماتی عیدی الاضحى والفطر فخرج الناس إلى المصلى وهو بمقربة من قصر

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Si le sultan répond au personnage qui a parlé, « Tu as dit

vrai, . ou bien, « Je te remercie, , celui-ci se dépouille de ses vêtements et se couvre de poussière; c'est là de l'éducațion chez les nègres, c'est là de l'étiquette.

Ibn Djozay ajoute : « J'ai su du secrétaire d'état, de l'écri. vain de la marque, ou formule impériale, le jurisconsulte Aboû'l Kåcim, fils de Rodhouân (que Dieu le rende puissant!), que le pèlerin Moûça Alouandjarâty s'étant présenté à la cour de notre maître Aboû'l Haçan (que Dieu soit content de lui!), en qualité d'ambassadeur de Mensa Soleïmân, quand il se rendait à l'illustre endroit des audiences, il se faisait accompagner par quelqu'un de sa suite, qui portait un panier rempli de poussière. Toutes les fois que notre maître lui tenait quelques propos gracieux, il se couvrait de poussière , suivant ce qu'il avait l'habitude de faire dans

son pays. "

COMMENT LE SOUVERAIN FAIT LA PRIÈRE LES JOURS DE FÊTE

ET CÉLÈBRE LES SOLENNITÉS RELIGIEUSES.

Je me trouvai à Malli pendant la fête des sacrifices et celle de la rupture du jeûne. Les habitants se rendirent à la vaste place de la prière, ou oratoire, située dans le voisi

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