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فكنا نسير نصف النهار الاول ثم نرسوا إلى الغد ولقينا في طريقنا اربعة اجفان غزوة خفنا منها ثم لم يعرضوا لنا بشر ووصلنا الى مدينة هتور فنزلت الى السلطان وسقت عليه فانزلني بدار ولم يكن لي خديم وطلب مني ان اصتي معه الصلوات فكان اکثر جلوسي في مسجده وكنت اختم القرآن كل يومر ثمر کنت اخت مرتين في اليوم أبتدي القراءة بعد صلاة الصبح فاختمر عند الزوال واجدد الوضوء وابتدی القراءة فاختم لقمة الثانية عند الغروب ولم ازل كذلك مدة ثلاثة اشهر واعتكفت منها أربعين يوما ،

maritimes. Nous naviguions pendant la première moitié du jour, après quoi nous jetions l'ancre jusqu'au lendemain. Nous rencontrâmes en chemin quatre navires de guerre dont nous eûmes

peur, mais qui ne nous causèrent aucun mal.

Nous arrivâmes à la ville de Hinaour; j'allai trouver le sultan et le saluai. Il me logea dans une maison, où je n'avais aucun serviteur, et il me pria de réciter avec lui les prières. J'étais, la plupart du temps, assis dans sa mosquée, et je lisais complétement le Coran chaque jour. Par la suite, je fis cette,inême lecture deux fois par jour; je la commençais, pour la première fois, après la prière de l'aurore, et la terminais vers une heure après midi. Je renouvelais alors mes ablutions, et recommençais la lecture, que j'achevais, pour la seconde fois, vers le coucher du soleil. Je ne cessai d'agir ainsi durant trois mois, sur lesquels je passai quarante jours entiers dans les exercices de dévolion,

و

ذكر توجهنا إلى الغزو وفتح سندابور وكان السلطان جال

غزو

برم الدين تد جهز اثنين وخسين مرکبا وسفره سندابور وكان وقع بين سلطانها وولده خلاف فكتب ولده إلى السلطان جمال الدین ان يتوجه لغت سند ابور ويسم

المذكور ويزوجه السلطان أخته فما تجهزت المراكب الولد ظهر لي أن أتوجه فبها إلى الجهاد ففتحت المعن انظر فيه فكان في أول الصنع يذكر فيها اسم الله كثيرا ولينصرن الله من ينصره فاستبشرت بذلك وان السلطان الى صلاة العصر فقلت له اني اريد الشفر فقال فانت اذا تكون امير فاخبرته بما خرج لي في أول المسعف فاعجبه ذلك وعزم على السفے

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Le sultan Djémål eddîn avait équipé cinquante-deux vaisseaux, dont la destination était de conquérir Sendaboûr, Une inimitié avait éclaté entre le souverain de cette île et son fils. Ce dernier avait écrit au sultan Djemâl eddin, pour l'engager à venir faire la conquête de Sendâboůr, s'obligeant, , de son côté, à embrasser l'islamisme et à épouser la seur du sultan. Quand les vaisseaux furent équipés, il me parut à propos de partir avec eux pour la guerre sainte. J'ouvris donc le Coran, afin de l'examiner. Dans la première page sur laquelle je tombai, on lisait ces mots : « le nom de Dieu y est mentionné souvent (dans les églises, les mosquées, etc.). Certes, Dieu secourra ceux qui le secourront. » (Coran, XXII, 41.) Je me réjouis de cela, et le souverain étant venu pour faire la prière de quatre heures du soir, je lui dis : « Je veux partir aussi. — Tu seras donc le chef de l'expédition, » répondit-il. Je l'informai de ce qui s'était présenté à moi dès que j'eus ouvert le Coran. Cela lui lit plaisir, et il résolut de

وذلك في يوم

المجانيق فبتنا (1)

بنفسه ولم يكن ظهر له ذلك قبل فرکب مرکبا منها وانا معه

السبت فوصلنا عشى الاثنين إلى سندابور ودخلنا خورها فوجدنا اهلها مستعدين للحرب وقد نصبوا

عليها تلك الليلة فما اصبح ضربت الطبول والانغار والابواق وزحفت المراكب ورموا عليها بالمجانيق فلقد رایت حجرا أصاب بعض الواقفين بمقربة من السلطان وری اهل المراكب أنفسهم في الماء وبایدیهم الترسة والسيوف ونزل السلطان إلى العكیری وهو شبه الشلير ورميت بنفسي في الماء في مجلة الناس وكان عندنا طريدتان مفتوحتى المواخر فيها الليل وي بحيث يركب الغارس فرسه في جوفها ويتدع ويخرج

partir en personne, quoiqu'il ne l'eût pas jugé à propos auparavant. Il s'embarqua donc sur un des vaisseaux, et je l'accompagnai. Cela se passait un samedi. Le soir du lundi, nous arrivâmes à Sendâboûr, et nous entrâmes dans son golfe. Nous trouvâmes ses habitants prêts à combattre, et ayant déjà dressé des mangonneaux. Nous passâmes la nuit suivante près de la ville. Quand il fit jour, les timbales, les trompettes et les cors retentirent, et les vaisseaux s'avancèrent. Les assiégés firent une décharge contre eux avec les mangonneaux. Je vis une pierre qui atteignit un de ceux qui se trouvaient dans le voisinage du sultan. Les gens des vaisseaux se jetèrent dans l'eau, tenant dans leurs mains leurs boucliers et leurs épées. Le sultan descendit à bord d'un 'ocairy, qui est une espèce de chellir (barque). Quant à moi, je me précipitai dans l'eau avec tout le monde. Il y avait près de nous deux tartanes ouvertes à l'arrière, et où se trouvaient des chevaux. Elles sont construites de manière que le cavalier puisse y monter sur son cheval, se couvrir de son armure et sortir ensuite. C'est ainsi que firent les cavaliers montés sur ces deux navires.

ففعلوا ذلك واذن الله في فتحها وانزل النصر على المسلمين فدخلنا بالسيف ودخل معظم الكفار في قصر سلطانهم فرمینا النار فيه فخرجوا وقبضنا عليهم ثم أن السلطان امنهم ورد لهم نساءهم واولادهم وكانوا نحو عشرة آلاف واسكنهم بربض المدينة وسكن السلطان القصر واعطى الديار بمقربة منه لأهل

تسمى لمكى فسميتها مباركة دولته واعطاني جارية منهن واراد زوجها فيداءها فابیت وکسانی فرجية مصرية وجدت في خزائن الكافر وانت عنده بسندابور من يوم فتحها وهو الثالث عشر جمادى الأولى إلى منتصف شعبان وطلبت منه الاذن في السفر فاخذ على العهد في العودة اليه وسافرت في

(1) .

Dieu permit que Sendaboûr fùt conquis, et il fit descendre la victoire sur les musulmans. Nous entrâmes dans la ville à la pointe de l'épée, et la plupart des infidèles se réfugièrent dans le palais de leur souverain. Nous y mîmes le feu; ils sortirent, et nous les saisîmes. Le sultan leur accorda ensuite la vie sauve, et leur rendit leurs femmes et leurs enfants. Ils étaient au nombre d'environ dix mille, à qui il assigna pour demeure le faubourg de la ville. Lui-même habita le palais, et donna aux gens de sa cour les maisons voisines. Il me gratifia d'une jeune captive nommée Lemky, et que j'appelai Mobâracah (bénie). Le mari de cette femme voulut la racheter, mais je refusai. Le sultan me revêtit d'une robe ample d'étoffe d'Égypte, qui avait été trouvée parmi les richesses du souverain idolâtre. Je restai près de lui à Sendâboůr, depuis le jour de la conquête de cette ville, qui était le 13 de djomâda premier, jusqu'au milieu de cha'bân; puis je lui demandai la permission de voyager, et il exigea de moi la promesse que je reviendrais près de lui.

\

البحر الى هنور ثم إلى فاكنور ثم إلى مجرور ثم إلى هیلی ثم الى جرفتن وده فتن وبد فتن وفندرینا وقالقوط وقد تتدمر ذكر جميعها ثم إلى مدينة الشالیات وی بالشين المعجم والف ولام ويام أخر لحروف والف وتاء معلوة مدينة من حسان المدن تصنع بها الثياب المنسوبة لها واقت بها فطال مقامی فعدت إلى قالقوط ووصل اليها غلامان انا لي بالككم فاخبرانی أن الجارية التي كانت حامد وبسببها كان تغير خاطری توقیت واخذ صاحب الاوة سائر لواری واستولت الايدي على المتاع وتغرق أسابي إلى الصين والاوة وبخجالة قد لا تعرفت هذا الى هنور ثم الى سندابور نوصلتها في آخر الكرم واقت بها إلى الثاني من شهر ربيع الآخر وقدم سلطانها الكافر الذي

Je partis par mer pour Hinaour, d'où je me rendis successivement à Fâcanaour, à Mandjaroûr, à Hily, à Djor Fattan, à Deh Fattan, à Bodd Fattan, à Fandaraïna, à Calicut, toutes villes dont il a été question ci-dessus. J'allai ensuite à Chålyât, ville des plus jolies , où se fabriquent des étoffes qui portent son nom, et où je séjournai longtemps. De là, je retournai à Calicut. Deux de mes esclaves embarqués à bord du cacam arrivèrent en cette ville, et m'apprirent que la jeune esclave qui était enceinte, et au sujet de laquelle j'avais été inquiet, était morte; que le souverain de Java s'était emparé des autres esclaves femelles; que mes effets avaient été la proie des étrangers, et que mes camarades s'étaient dispersés en Chine , à Java et dans le Bengale.

Lorsque j'eus connaissance de ces nouvelles, je retournai à Hinaour, puis à Sendâboûr, où j'arrivai, à la fin de moharrem, et où je séjournai jusqu'au second jour du mois de rebi' second. Le souverain idolâtre de cette ville, sur qui

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