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رحمه الله

وفي شعبان من هذه السنة توفي الوزير جمال الدین رجه وكانت السلطانة حاملا منه فولدت أثر وفاته وتزوجها الوزير عبد الله وسافرنا ولم يكن معنا رائس عارف ومسافة ما بين الجزائر والمعبر ثلاثة أيام فسرنا نحن تسعة أيام وفي التاسع منها خرجنا إلى جزيرة سيلان وراينا جبل سرنديب فيها ذاهبا في السماء كانه عود دخان ولما وصلناها قال البحرية أن هذا المرسي ليس في بلاد السلطان الذي يدخل التجار الى بلاده

مرسي في بلاد السلطان ایری شکرون وهو من آمنين انما هذا العتاة المفسدين وله مراكب تقطع في البحر خفنا أن ننزل

اشتدت الربج خفنا الغرق فقلت للناخودة انزلني

بمرساه ثم

و

cette même année (décembre 1344) mourut le vizir Djemål eddîn. La sultane était enceinte de lui et accoucha après sa mort. Le vizir 'Abd Allah l'épousa. Quant à nous, nous naviguânies, n'ayant pas avec nous de capitaine instruit. La distance qui sépare les Maldives de la côte de Coromandel est de trois jours. Cependant nous voguâmes pendant neus jours, et le neuvième nous débarquâmes à l'ile de Ceylan. Nous aperçûmes la montagne de Sérendib, qui s'élève dans l'air comme si c'était une colonne de fumée. Quand nous arrivâmes près de cette île, les marins dirent : . Ce port n'est pas dans le pays d'un sultan dans les États duquel les marchands entrent en toute sûreté; mais il se trouve dans ceux du sultan Aïry Chacarouaty, qui est au nombre des hommes injustes et pervers. Il a des vaisseaux qui exercent la piraterie sur mer. • En conséquence, nous craignîmes de descendre dans son port; mais, le vent ayant augmenté, nous redoutå mes d’être submergés, et je dis au patron : « Mets-moi à terre, et je prendrai pour toi un sauf

إلى الساحل وانا أخذ لك الامان من هذا السلطان ففعل ذلك وانزلني بالساحل فاتانا الكفار فقالوا ما أنتم فاخبرتهم اني سلف سلطان المعبر وصاحبه جئت لزيارته وان الذي في المركب هدية له فذهبوا إلى سلطانهم فاعلوه بذلك فاستدعاني فذهبت له إلى مدينة بطالة وضبط اسمها بفتح الباء الموحدة والطاء المهمل وتشديدها وفي حضرته مدينة صغيرة حسنة عليها سور خشب وأبراج خشب وتيع سواحلها حلوة باعواد القرفة تانی بها السيول فتجمع بالساحل كانها الروابي ويجلها اهل المعبر والمليبار دون ثمن الا انهم يهدون للسلطان في مقابلة ذلك الثوب ونحوه وبين بلاد المعبر وهذه الجزيرة مسيرة يوم وليلة وبها أيضا من خشب البقم كثير ومن العود

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conduit de ce sultan. » Il fit ce que je lui demandais et me
déposa sur le rivage. Les idolâtres s'avancèrent au-devant de
nous et dirent : « Qui êtes-vous ? » Je leur appris que j'étais
beau-frère et ami du sultan du Coromandel, que j'étais parti
pour lui rendre visite, et que ce qui se trouvait à bord du vais-
seau était un présent destiné à ce prince. Les indigènes al-
lèrent trouver leur souverain et lui firent part de ma réponse.
Il me manda, et je me rendis près de lui dans la ville de Bat-
thâlah (Putelam), qui était sa capitale. C'est une place petite
et jolie, entourée d'une muraille et de bastions de bois. Tout
le littoral voisin est couvert de troncs de cannelliers entrai-
nés par les torrents. Ces bois sont rassemblés sur le rivage et
y forment des espèces de collines. Les habitants du Coro-
mandel et du Malabar les emportent sans rien payer; seu-
lemnent, en retour de cette faveur, ils font cadeau au sultan
d'étoffes et de choses analogues. Entre le Coromandel et l'ile
de Ceylan, il y a une distance d'un jour et d'une nuit. On
trouve aussi dans cette ile beaucoup de bois de brésil, ainsi

الهندي المعروف بالکلغي إلا انه ليس القاري والتاقلى وسنذكره ،

ذكر سلطان سیلان واسمه ایري شكروت بنت الهمزة وسكون الياء وكسر الراء ثمر ياء وشين معجم مفتوح وكان مثله وراء مسكنة وواو مفتوح وتاء معلوة مكسورة وياء وهو سلطان قوي في البحر رایت مرة وانا بالمعبر ماية مركب من مراكبه بين صغار وكبار وصلت إلى هنالك وكانت بالمرسی ثمانية مراكب السلطان برسم السفر الى اليمن فامر السلطان بالاستعداد وحشد الناس للحماية اجفانه نتا يئسوا می انتهاز الفرصة فيها قالوا انما جئنا في جاية مراكب ايضا الى اليمن ولما دخلت على هذا السلطان الكافر قامر الى

النا

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que l'aloès indien, nommé alcalakhy (peut-être du grec áyáadoxov), mais qui ne ressemble pas au kamâry, ni au kouly. Nous en parlerons ci-après.

DU SULTAN DE CEYLAN.

On l'appelle Aïry Chacarouaty, et c'est un souverain puissant sur mer. Je vis un jour, tandis que je me trouvais sur la côte de Coromandel, cent de ses vaisseaux, tant petits que grands, qui venaient d'y arriver. Il y avait dans le port huit navires appartenant au sultan du pays et destinés à faire un voyage dans le Yaman. Le souverain ordonna de faire des préparatifs, et rassembla des gens pour garder ses vaisseaux. Lorsque les Ceylanais désespérèrent de trouver une occasion de s'en emparer, ils dirent : « Nous ne sommes venus que pour protéger des vaisseaux à nous appartenants, et qui doivent aussi se rendre dans le Yaman.

Quand j'entrai chez le sultan idolâtre, il se leva, me fit

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واجلسني الى جانبه وكلمني باحسن لامر وقال ينزل اصحابك على الأمان ويكونون في ضيافتي إلى أن يسافروا فان سلطان المعبر بيني وبينه العبة ثم أمر بانرال فاقت عنده ثلاثة أيام في اكرام عظم متريد في كل يوم وكان يفهم اللسان الفارسي ويجبه ما أحدثه به عن الملوك والبلاد ودخلت عليه يوما وعنده جواهر كثيرة أن بها من مغاس للوهر الذی ببلاده واصحابه يميزون النفيس منها من غيره فقال لي هل رایت مغام لجوهر في البلاد التي جئت منها فقلت له نعم رأيته

التي لابن الشواملي فقال سمعت بجزيرة قيس وجزيرة کش) التي لابن بها ثم اخذ حبات منه فقال ایکون في تلك الجزيرة مثل

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asseoir à son côté et me parla avec la plus grande bonté.

Que tes compagnons, me dit-il, débarquent en toute sûreté et qu'ils soient mes hôtes jusqu'à ce qu'ils repartent. Il? existe une alliance entre moi et le sultan de la côte de Coromandel. Puis il ordonna de me loger, et je restai près de lui pendant trois jours, avec une grande considération, qui augmentait chaque jour. Il comprenait la langue persane, et goûtait fort ce que je lui racontais touchant les rois et les pays étrangers. J'entrai chez ce prince un jour qu'il avait près de lui des perles en quantité, qu'on avait apportées de la pêcherie qui se trouve dans ses États. Les officiers de ce prince séparaient celles qui étaient précieuses de celles qui ne l'étaient pas. Il me dit : « As-tu vu des pêcheries de perles dans les contrées d'où tu viens?

Oui, lui répondis-je, j'en ai vu dans l'île de Keïs et dans celle de Kech, qui appartient à Ibn Assaouâmély. - J'en ai oui parler, » reprit-il; puis il prit plusieurs perles et ajouta : «Yat-il dans cette ile-là des perles pareilles à celles-ci? » Je répli

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هذه فقلت له رایت ما هو دونها فاعجبه ذلك وقال في لك وقال لي لا تستحي واطلب مني ما شئت فقلت له ليس مرادی منذ وصلت هذه المريرة ال زيارة القدم الكريمة قدم أدم عم وهم يسمونه بابا ويسمون حوا ماما فقال هذا هين نبعث معك من يوصلك فقلت ذلك اريد ثم قلت له وهذا المركب الذي جئت فيه يسافر أمنا الى المعبر واذا عدت أنا بعثتني في

نما ذكرت ذلك لصاحب المركب قال لي

نعم مراكبك فقال لا أسافر حتى تعود ولو اقث سنة بسببك فاخبرت السلطان بذلك فقال يقيم في ضيافتي حتى تعود فاعطاني دولة يحلها عبيده على أعناقهم وبعث معي أربعة من الجمركية الذين عادتهم

ة

quai : « Je n'en ai vu que d'inférieures. » Ma réponse lui plut, et il me dit : « Elles t'appartiennent. Ne rougis pas , ajouta-t-il, et demande-moi ce que tu voudras. »Je repris donc; « Je n'ai d'autre désir, depuis que je suis arrivé dans cette île, que celui de visiter l'illustre Pied d’Adam. » Les

gens

du pays appellent ce premier homme bâbâ (père) et ils appellent Eve mâmà (mère). « Cela est facile, répondit-il; nous enverrons avec toi quelqu'un qui te conduira. — C'est ce que je veux, » Jui dis-je; puis j'ajoutai : « Le vaisseau dans lequel je suis venu se rendra en toute sûreté dans le Ma'bar (Coromandel), et quand je serai de retour, tu me renverras dans tes vaisseaux. - Certes, - répliqua-t-il. Lorsque je rapportai cela au patron du navire, il me dit:

: « Je ne partirai pas jusqu'à ce que tu sois revenu, quand même je devrais attendre un an à cause de toi. Je fis part au sultan de cette réponse, et il me dit : « Le patron sera mon hôte jusqu'à ce que tu reviennes. » Il me donna un palanquin que ses esclaves portaient sur leur dos , et envoya avec moi quatre de ces djoguis qui ont coutume d'entreprendre

و

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