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يقوتهم بحساب رطل ونصف للواحد في اليوم مجمعهم الوزير

المساكين منهم على الأمراء والقضاة ليتولوا اطعامهم فكان ووزع عندي منهم خمسماية نفس نعمت لهم سقائد في دارئین وأسكنتهم بها وكنت اعطيهم نفقة خسة أيام في خسة ايامر فما كان في بعض الايام اتونی بمرأة منهم وقالوا انها كفتار وقد اكلت قلب صبي كان إلى جانبها واتوا بالصبي ميتا فامرتهم أن يذهبوا بها إلى نائب السلطان فامر باختبارها وذلك بأن ملوا أربع جرات بالماء وربطوها بيديها ورجليها وطرحوها في نهر الجون فلم تغرق نعم انها كفتار ولولم تط على الماء لم تكن بكفتار فامر باحراقها بالتار وأتوا أهل البلد

pied d'un rithl et demi par personne et par jour. En conséquence, le vizir les rassembla et partagea ceux d'entre eux qui étaient indigents entre les émirs et les kâdhis, afin

que ceux-ci prissent soin de les nourrir. Pour ma part, j'en reçus cinq cents. Je construisis pour eux des hangars dans deux maisons et les y étabiis. Je leur distribuais tous les cinq jours les provisions nécessaires à leur subsistance durant cet espace de temps. Or, un certain jour, on m'amena une femme du nombre de ces gens-là, et l'on me dit : « C'est une caftâr, et elle a dévoré le cæur d'un enfant qui se trouvait près d'elle. » On apporta le corps de cet enfant. Par conséquent, je prescrivis aux dénonciateurs de conduire cette femme au vice-roi. Celui-ci ordonna de lui faire subir une épreuve. Voici en quoi elle consista : on remplit d'eau quatre jarres, qu'on lia aux mains et aux pieds de la femme; on jeta celle-ci dans la rivière Djomna, et elle ne se poya pas. On sut ainsi

que

c'était une caftâr, car si elle n'avait pas surnagé au-dessus de l'eau, elle n'aurait pas été une de ces misérables. Alors, le vice-roi com

في تلك

أمن في رجالا ونساء فاخذوا رمادها وزعوا انه من تبخر به السنة من تحركفتار،

حكاية بعث الى السلطان يومها وانا عنده بالحضرة فدخلت عليه وهو في خلوة وعنده بعض خواصه ورجلان من هاولاء الوكية وهم يلتفون بالملاحف ويغطون رؤسهم لانهم ينتغونها بالرماد کا ينتف التاس آباطهم فامرني بالجلوس فجلست وقال لهما أن هذا العزيز من بلاد بعيدة فأرباه ما لم يره فقاد نعم فتربع احدها ثم ارتفع عن الأرض حتى صار في الهواء فوقنا متربعا فجبت منه وادركنى الوهم فسقطت الى الارض فامر

manda de la brûler toute vive. Les habitants de la ville, hommes et femmes, accoururent et ramassèrentses cendres, car ces gens-là prétendent que quiconque fait avec cela des fumigations est en sûreté contre les enchantements des caftârs pour toute la durée de l'année.

ANECDOTE.

Le sultan m'envoya chercher un certain jour, pendant que je résidais près de lui, dans sa capitale. Je me rendis en sa présence et le trouvai dans un cabinet, ayant avec lui plusieurs de ses familiers et deux de ces djoguis. Ces gens s'enveloppent dans des manteaux et couvrent leur tête, parce qu'ils la dépouillent de ses cheveux avec des cendres, de la même manière que les autres hommes em. ploient pour s'épiler sous les aisselles. Lesultan m'ordonna de m'asseoir, ce que je fis, et il dit à ces deux individus : « Cet étranger (liti. cet homme illustre) est d'un pays éloigné; montrez-lui donc ce qu'il n'a jamais vu. — Oui, » répondirentils, et l'un d'eux s'accroupit; puis il s'éleva de terre, de sorte qu'il resta en l'air au-dessus de nous, dans la posture d'un bomme accroupi. Je fus étonné de cela, la crainte me saisit

و

السلطان أن سقى دواء عنده فأفتت وقعد وهو على حاله متربع فاخذ صاحبه نعة له من شكارة كانت معه فضرب بها الارض المغتاظ فصعدت الى ان علت فوق عنق المتربع وجعلت تضرب في عنقه وهو ينرل قليلا قليلا حتى جلس معنا فقال لي السلطان أن المتربع هو تلمیذ صاحب التعل ثم قال لود انی اخاف على عقلك لامرتهم ان باتوا بأعظم ما رأيت فانصرفت عنه وأصابني الخفقان ومرضت حتى امرلي بشربة أذهبت ذلك عنى ولنعد اكتنا بسبيله فنقول سافرنا من مدينة برون إلى منزل المواري ثم إلى منزل کجرا و به حوض عظم طوله نحو

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et je tombai évanoui. Le sultan commanda de me faire avaler une potion qu'il tenait prête; je revins à moi et m'assis. Cet individu-là était encore dans la même posture. Son camarade tira d'un sac qu'il portait sur lui une sandale avec laquelle il frappa le sol, à la façon d'un homme en colère. La sandale monta jusqu'à ce qu'elle fût arrivée au-dessus du cou de l'individu accroupi en l'air. Elle commença alors à le frapper à la nuque, pendant qu'il descendait petit à petit, de sorte qu'il se trouva enfin assis près de nous. Le sultan me dit: « L'homme accroupi est le disciple du propriétaire de la sandale ». Puis il ajouta : « Si je ne craignais pour ta raison, je leur ordonnerais d'opérer des choses plus extraordinaires que ce que tu as vu. , Je m'en retournai, je fus pris d'une palpitation de cæur et tombai malade; mais le sultan

prescrivit de m'administrer une potion, qui me débarrassa de ce mal.

Or, revenons à notre propos.

Nous dirons donc que nous partîmes de la ville de Perouan pour la station d'Amouary, puis pour celle de Cadjarrâ, où se trouve un grand bassin, dont la longueur est

میل وعليه الكنائس فيها الاصنام قد مثل بها المسلمون وفي وسطه ثلاث قباب من الحجارة الأمر على ثلاث طباق وعلى أركانه الاربعة اربع قباب ويسكن هنالك جماعة من الوكية وقد البدوا شعورهم وطالت حتى صارت في طولهم وغلبت عليهم اصغرة الالوان من الرياضة وكثير من المسلمين يتبعونهم ليتعلموا منهم ويذكرون أن من كانت به عاهة من برص او جذام ياوي البهم مدة طويلة فيبرا باذن الله تعالى واول ما رأيت هذه الطائفة بعلة السلطان طرمشيرين ملك ترکستان وكانوا نحو خسین مخفر لهم غار تحت الارض وكانوا

الالتضاء خاجة ولهم شبه القرن مقيمين به لا يخرجون

و

d'environ un mille et près duquel il y a des temples où sont des idoles, que les musulmans ont mutilées. Au milieu de l'étang s'élèvent troij pavillons de pierres rouges hauts de trois étages; il a à chacun de ses quatre angles un autre pavillon. Ce lieu est habité par une troupe de djoguis, qui ont agglutiné leurs cheveux au moyen d'une substance gluante et les ont laissés croître, de sorte qu'ils sont devenus aussi longs que leurs corps. Le teint de ces gens-là est extrêmement jaune, par suite de leur abstinence. Beaucoup de musulmans les suivent, afin d'apprendre leurs secrets. On raconte que quiconque est atteint d'une infirmité, telle que la lèpre ou l'éléphantiasis, se retire près d'eux pendant un long espace de temps, et est guéri par la permission du Dieu très-baut.

La première fois que je vis des gens de cette classe, ce sut dans le camp du sultan Thermachîrîn, souverain du Turkistân. Ils étaient au nombre d'environ cinquante. On leur creusa une fosse sous la terre, et ils y séjournèrent sans en sortir, sinon pour satisfaire quelque besoin. Ils ont

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يضربونه أول النهار وآخرة وبعد العمة وشأنهم كله عجب ومنهم الرجل الذي صنع للشلطان غیاث الدین الدامغاني سلطان بلاد المعبر حبوبا ياكلها تقوية على الجماع وكان من اخلاطها برادة الحديد فاعجبه فعلها فاكل منها أزيد من مقدار لحاجة فات وولى ابن اخيه ناصر الدین فاکرم الجوكى ورفع قدره ثم سافرنا إلى مدينة جندیری وضبط اسمها بفتح الجيم المعقود وسكون النون وكسر الدال المهمل وياء مة وراء مدينة عظيمة لها أسواق حافلة يسكنها امیر امراء تلك البلاد عزالدين البنتافي بالباء الموحدة ثم النون ثم التاء المثناة مغتوحات ثم الف ونون وهو المدعو باعظم ملك وكان خيرا فاض يجالس أهل العلم ومن كان يجالسه الغنيه عز

une espèce de corne dont ils sonnent au commencement du jour, vers sa fin et après la nuit close. Tout ce qui les concerne est extraordinaire. L'homme qui prépara pour le sultan Ghiyath eddîn Addaméghâny, souverain de la côte de Coromandel, des pilules que ce prince avalait pour se fortifier dans l'accomplissement de l'acte vénérien, cet homme, dis-je, était un des leurs. Parmi les ingrédients de ces pilules se trouvait de la limaille de fer. Leur effet plut au sultan; il en prit plus que la quantité nécessaire et mourut. Il eut pour successeur son neveu Nassir eddin, qui traita avec considération ce djogui et l'éleva en dignité.

. Cependant nous partîmes pour la ville de Tchandiry, qui est grande et pourvue de marchés magnifiques. C'est là qu'habite le chef des émirs de la contrée, 'Izz eddin Albénétâny, que l'on appelle A’zham Mélic (le plus grand roi), et qui est un homme excellent et distingué. Il admet dans sa familiarité les savants, et parmi eux : 1° le jurisconsulte

و

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