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ويغتسلون وحدثني الغقيه حسين ان الذی عر المسجد والباين ايضا هو أحد أجداد کویل وانه كان مسيكا وإسلامه خبر عجیب نذكره ،

ذكر الشجرة العجيبة الشان التي بازاء لجامع ورايت ان) الجامع بشجرة خضرا ناعة تشبه أوراقها أوراق التين الا انها التينة وعليها حائط يطيف بها وعندها عراب صليت فيه ركعتين واسم هذه الشجرة عندهم درخت الشهادة ودرخت بفتح الدال المهمل والراء وسکون لخاء المعجم وتاء معلوة وأخبرت هنالك انه اذا كان زمان لخريف من كل سنة تسقط

هذه الشجرة ورقة واحدة بعد أن يستحيل لونها الى الصغرة ثم إلى الحمرة ويكون فيها مكتوبا بقم القدرة لا اله الا

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fidèles font leurs ablutions et se lavent. Le jurisconsulte Houçain m'a rapporté que le personnage qui a bâti la mosquée et le bâïn était un des ancêtres de Coueïl, qui était musulman, et dont la conversion à l'islamisme fut déterminée par une aventure merveilleuse que nous raconterons. DE L'ARBRE EXTRAORDINAIRE QUI SE TROUVE VIS-À-VIS DE LA MOSQUÉE.

Je vis que la mosquée était située près d'un arbre verdoyant et beau, dont les feuilles ressemblaient à celles du figuier, sauf qu'elles étaient lisses. Il était entouré d'une muraille et avait près de lui une niche ou oratoire, où je fis une prière de deux génuflexions. Le nom de cet arbre, chez les gens du pays, était derakht (dirakht) acchéhädah « l'arbre du témoignage. On m'a rapporté en cet endroit que tous les ans, quand arrivait l'automne, il tombait de cet arbre une feuille, dont la couleur avait d'abord passé au jaune, puis au rouge. Sur cette feuille était écrite, avec le roseau de la puissance divine, la parole suivante : « Il n'y a de dieu

الله عهد رسول الله واخبرني الفقيه حسين وجماعة من الثقات اتہم عاينوا هذه الورقة وقرءوا المكتوب الذي فيها واخبرني انه اذا كانت ايام سقوطها تقعد تحتها الثقات من المسلمين والغار فاذا سقطت اخذ المسلمون نصفها وجعل نصفها في خزانة السلطان الكافر وهم يستشفون بها الرضی وهذه الشجرة كانت سبب اسلام جت كويل الذي عرالمسجد والباين فانه كان يقرأ الخط العربي فلما قرأها وفهم ما فيها اسم

اسلامه وحكايته عندهم متواترة وحدثني الفقيه حسين ان احد اولاده كفر بعد أبيه وطغى وامر باقتلاع

وحسن

que Dieu, et Mohammed est l'envoyé de Dieu. » Le jurisconsulte Houçaïn et plusieurs hommes dignes de foi me racontèrent qu'ils avaient vu cette feuille et lu l'inscription qui s'y trouvait. Houçaïn ajouta que, quand venait le moment de sa chute, les hommes dignes de confiance, parmi les musulmans et les idolâtres, s'asséyaient sous l'arbre. Lorsque la feuille était tombée, les musulmans en prenaient la moitié, l'autre était déposée dans le trésor du sultan infidèle. Les habitants s'en servent pour chercher à guérir les malades.

Cet arbre fut cause de la conversion à l'islamisme de l'aïeul de Coueil, qui construisit la mosquée et le bassin. Ce prince savait lire les caractères arabes ; lorsqu'il eut déchiffré l'inscription et compris ce qu'elle contenait, il embrassa la religion islamique et la professa parfaitement. Son histoire est transmise par la tradition parmi les Hindous. Le jurisconsulte Houçaïn me raconta qu'un des enfants de ce souverain retourna à l'idolâtrie, après la mort de son père, se conduisit injustement et ordonna d'arracher l'arbre

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الشجرة من اصلها فاقتلعت ولم يترك لها أثزثم انها نبتت بعد ذلك وعادت احسن ما كانت عليه وهلك الكافر سريعا ثم سافرنا إلى مدينة بدفتن وفي مدينة كبيرة على خور کبیر وبخارجها مسجد بمقربة من البحر باوی الیه غرباء المسلمين لانه لا مسلم بهذه المدينة ومرساها من أحسن المراسی وماؤها عذب والغوفل بها كثير ومنها يجل للهند والصين واكثر اهلها برافة وهم معظمون عند اللقار مبغضون في المسلمين ولذلك ليس بينهم مسم

حكاية أخبرت أن سبب تركهم هذا المسجد غیر مهدوم ان احد البراهة خرب سقفه ليصنع منه ستغا لبيته

par la racine. L'ordre fut exécuté et l'on ne laissa pas un vestige de l'arbre; mais il repoussa par la suite, et redevint aussi beau qu'il l'avait jamais été auparavant. Quant à l'idolâtre, il mourut bientôt après.

De Deh Fattan nous nous rendîmes à Bodd Fattan, qui est une ville considérable et située sur un grand golfe. Il y a hors de la ville, dans le voisinage de la mer, une mosquée où se réfugient les étrangers musulmans; car il n'y a pas de musulmans à Bodd Fattan. Le port de cette cité est au nombre des plus beaux; l'eau qu'elle possède est douce, la noix d'arec y abonde, et on la transporte de là dans l'Inde et la Chine. La plupart des habitants de Bodd Fattan sont des brahmanes , ils sont considérés des idolâtres et baissent les musulmans. C'est pourquoi il n'y a aucun de ceux-ci parni eux, ,

ANECDOTE.

On m'a raconté que le motif pour lequel les brahmanes laissèrent cette mosquée sans la ruiner, c'est qu'un d'eux en démolit le toit pour faire avec les matériaux une toiture à

فاشتعلت النار في بيته فاحترق هو واولاده ومتاعه فأحترموا هذا المسجد ولم يعرضوا له بسوء بعدها وخدموه وجعلوا خارجه الماء يشرب منه الصادر والوارد وجعلوا على بابه شبكة لئلا يدخله الطبرثم سافرنا من مدينة بدفن إلى مدينة فندرينا وضبط اسمها بناء مغتوح ونون ساكن ودال مهمل وراء مفتوحين وياء أخر ظروف مدينة كبيرة حسنة ذات بساتين وأسواق وبها للسمين ثلاث محلات في كل محلة مسجد وجامع بها على الساحل وهو عجيب له مناظر وجالس على البحر وقاضيها وخطيبها رجل من أهل عان وله اخ فاضل وبهذه البلدة تشتو مراكب الصين ثم سافرنا منها إلى

التان مدينة قالقوط وضبط اسمها بقانين وكسر اللام وضم الثاني وأخره طاء ممل وفي احدى البنادر العظام ببلاد

sa maison; mais le feu prit à celle-ci, et il fut consumé avec ses enfants et ses meubles. Les Hindous respectèrent ce temple, ne méditèrent plus contre lui aucun mauvais dessein, lui rendirent des hommages, placèrent de l'eau à l'extérieur, afin que les voyageurs pussent boire, et mirent à la porte un treillis, pour que les oiseaux n'y entrassent pas.

De Bodd Fattan nous nous rendîmes à Fandaraïna, ville grande, belle et possédant des jardins et des marchés. Les musulmans y occupent trois quartiers, dont chacun a une mosquée; quant au temple principal, situé sur le rivage il est admirable; il a des belvédères et des salons donnant sur la mer. Le kâdhi et prédicateur de Fandaraïna est un individu originaire de l'Omân, qui a un frère, homme de mérite. C'est dans cette ville que les navires de la Chine

passent l'hiver.

Nous allames de Fandarainaa Kalikouth (Calicut), un

المليبار يقصدها اهل الصين وجاوة وسيلان والهل واهل الين وفارس ويجمع بها تجار الآفاق ومرساها من اعظم مراسى الدنيا ، ذكر سلطانها وسلطانها كافر يعرف بالسامري شيخ السن

من الروم رايته بها وسنذكره أن يحلق لحيته كما يفعل طائفة شاء الله وامير التجار بها ابراهيم شاه بندر من اهل البحرين فاضل ذو مكارم يجتمع اليه التجار ویالون في سماطه وقاضيها فخر الدين عثمان فاضل کریم وصاحب الراوية بها الشيخ شهاب الدين الكازروني وله تعطى النذور التي ينذر بها اهل الهند والصين للشيخ أبي اسحاق الكازروني نفع الله به وبهذه

des grands ports du Malabar. Les gens de la Chine, de Java, de Ceylan, des Maldives, du Yaman et du Fars s'y rendent, et les trafiquants des diverses régions s'y réunissent. Son port est au nombre des plus grands de l'uni

vers.

DU SULTAN DE CALICOT.

C'est un idolâtre, nommé Assâmary (le Samorin); il est avancé en âge et se rase la barbe, comme font une partie des Grecs. Je l'ai vu à Calicut, et je parlerai de lui, s'il plaît à Dieu. Le chef des marchands en cette ville était Ibrahim Chah Bender (le roi ou chef du port), originaire de Bahreïn. C'est un homme distingué, doué de qualités généreuses; les commerçants se réunissent chez lui et mangent à sa table. Le kâdhi de Calicut était Fakhr eddîn ' 'Othmân, homme distingué et généreux. Le supérieur de l'ermitage était le cheikh Chihåb eddîn Alcâzéroûny, à qui l'on remet les offrandes que les habitants de l'Inde et de la Chine vouent au cheikh Abou Ishâk Alcâzéroûny ( que Dieu nous fasse profiter de ses mérites!). C'est à Calicut

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