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وهو مثل الرو الا ان حبوبه أصغر وهو من علف الدواب عندهم وتسمن الدواب باكله والشعير عندهم لا قوة له وانما علف الدواب من هذا الموت أو لمص يجرشونه ويبلونه بالماء ويطعمونه الدواب ويطعمونها عوضا من القصيل اوراق الماش بعد أن تسقى الدابة السمن عشرة أيام في كل يوم مقدار ثلاثة ارطال او اربعة ولا تركب في تلك الأيام وبعد ذلك يطعمونها اوراق الماش كما ذكرنا شهرا أو نحوه وهذه الحبوب التي ذكرناها في الخريفية واذا حصدوها بعد ستين يوما من زراعتها ازدرعوا الحبوب الربيعية و القمح والشعير ولمص والعدس وتكون زراعتها في الارض التي كانت للحبوب الخريفية مزدرعة فيها

ses grains sont plus petits. Il fait partie, chez les Indiens, de la provende des aniniaux et ceux-ci deviennent gras en le mangeant. L'orge n'a pas, chez ce peuple, de propriétés fortifiantes; aussi la provende des bestiaux se composet-elle seulement de ce moût ou de pois chiches, qu'on leur fait manger, après les avoir concassés et humectés avec de l'eau. On donne aux animaux, en place de fourrage vert, des feuilles de mâch, après que l'on a fait boire du beurre fondu à la bête durant dix jours, sur le pied de trois ou quatre rathls (livres) par jour. Durant ce temps on ne monte pas sur elle. On lui donne ensuite à manger, ainsi que nous l'avons dit, des feuilles de mâch durant un mois ou environ.

Les grains dont nous avons fait mention sont ceux d'automne. Lorsqu'on les a moissonnés, soixante jours après les avoir semes, on. fait les semailles pour le printemps. Les grains que l'on recueille en cette saison sont : le froment, l'orge, les pois chiches, les lentilles. On les sème dans la même terre où ont eu lieu les semailles pour l'automne, car l'Inde est douée d'un sol généreux et excellent.

وبلادهم كريمة طيبة التربة ) وأما الارز فانهم يزدرعونه ثلاث مرات في السنة وهو من اكبر لبوب عندهم ويزدرعون السمسم وقصب السكر مع الحبوب الخريفية التي تقدم ذكرها وتعد الى ما كنا بسبيله فاقول سافرنا من مدينة أبوهری محراء مسيرة يوم في اطرافها جبال منيعة يسكنها کنار الهنود وربما قطعوا الطريق واهل بلاد الهند أكثرهم كفار فنهم رعية تحت ذمة المسلمين يسكنون القرى ويكون علیہم حاکم می المسلمين يقدمه العامل أو لادیمر الذي تكون القرية في اقتطاعه ومنهم عصاة محاربون يمتنعون بالجبال ويقطعون الطريق،

Quant au riz, les Indiens le sément trois fois chaque année et c'est un de leurs principaux grains. Ils cultivent encore le sésame et la canne à sucre, en même temps que les plantes automnales dont nous avons fait mention.

Mais revenons à notre propos. Je dirai que nous marchâmes, après être partis d'Abouher, dans une plaine d'une journée d'étendue, aux extrémités de laquelle se trouvent des montagnes inaccessibles, habitées par des Indiens idolåtres, qui souvent commettent des brigandages. Les habitants de l'Inde sont pour la plupart idolâtres; parmi eux, il y en a qui se sont soumis à payer tribut aux musulmans et demeurent dans des bourgades. Ils ont à leur tête un magistrat musulman, placé par le percepteur ou l'eunuque dans le fief duquel la bourgade se trouve comprise. D'autres sont rebelles et résistent, retranchés dans les montagnes et exerçant le brigandage.

ذکر غزوة لنا بهذا الطريق وي اول غزوة شهدتها ببلاد الهند ولما أردنا السفر من مدينة أبوهر خرج الناس منها أول النهار واقت بها إلى نصف النهار في لمسة من أصحابي ثمر خرجنا ونحن أثنان وعشرون فارسا منهم عرب ومنهم أعاجم فخرج علينا في تلك العراء ثمانون رجلا من الكفار وفارسان وكان أمجابی ذوی نجدة وعناء فقاتلناهم أشد القتال فقتلنا أحد الفارسين منهم وغمنا فرسه وقتلنا من رجالهم نحو أثني عشر رجلا وأصابتني نشابة وأصابت فرسی نشابة تانية ومن الله بالسلامة منها لان تشابهم لا قوة لها وجرح لاحد اصحابنا فرس عوضناه له بغرس الكافر وذبحنا فرسه الجروح فاكله

RÉCIT D'UN COMBAT QUE NOUS EÔMES À LIVRER SUR CE CHEMIN,

ET QUI FUT LE PREMIER AUQUEL J'ASSISTAI DANS L'INDE.

Lorsque nous voulûmes partir de la ville d'Abouher, le gros de la troupe en sortit au commencement du jour, et j'y restai jusqu'à midi avec quelques-uns de mes compagnons; puis nous partîmes, au nombre de vingt-deux ca. valiers, les uns Arabes, les autres étrangers. Quatre-vingts idolâtres à pied, plus deux cavaliers, nous assaillirent dans la plaine. Mes camarades étaient doués de courage et de fermeté; nous résistâmes donc très-vigoureusement aux assail. lants, nous tuâmes un de leurs cavaliers et primes son cheval. Quant aux gens de pied, nous en tuâmes environ douze. Une flèche m'atteignit et une seconde atteignit mon cheval. Dieu daigna me préserver de tout mal; car les traits lancés par les Indiens n'ont pas de force. Cependant, un de nos compagnons eut un cheval blessé; nous l'indemni: sâmes au moyen du cheval pris à l'idolâtre, et nous égorgeâmes l'animal blessé, qui fut mangé par les Turcs de notre troupe.

الترك من أصحابنا وأوصلنا تلك الرووس إلى حصن ابی بکر فعلقناها على سورة ووصلنا في نصف الليل الى حصن ابی بکھر المذكور وضبط اسمه بفتح الباء الموحدة وسكون الكاف وفق الهاء وآخره راء وسافرنا منه فوصلنا بعد يومين إلى مدينة اجودھن وضبط اسمها بغت الهمزة وضم جم وفتح الدال الممد والهاء وآخره نون مدينة صغيرة في الشيخ الصال فرید الدین البذلون الذي اخبرني الشيخ الصالح الولى برهان الدين الاعرج بالاسكندرية اني سألقاه فلقينه والحمد الله وهو شيخ ملك الهند وانعم عليه بهذه المدينة وهذا الشيخ مبتلى بالوسواس والعياذ بالله فلا يصانع احدا ولا يدنو منه واذا الصق ثوبه بثوب احد غسل توبه دخلت زاويته ولقيته وأبلغته سلام الشيخ برهان الدین فاجب وقال أنا دون

Nous portàmes les têtes des morts au château fort d'Abou Baqbar, et nous les y suspendîmes à la muraille. Ce fut au milieu de la nuit que nous arrivâmes au susdit château d'Abou Baqbar. Deux jours après en être partis, nous parvinmes à la ville d'Adjoùdéhen (Adjodin), petite place appartenant au pieux cheikh Férid eddîn albedhâoûny, celui-là même que le cheikh pieux, le saint Borhan eddin alar'adj m'avait predit, à Alexandrie, que je rencontrerais. Cela arriva: Dieu en soit loué! Férid eddîn a été le précepteur du roi de l'Inde, qui lui a fait cadeau de cette ville. Ce cheïkh est affligé de folie (ou en butte aux tentations du diable); Dieu nous en préserve! Il ne prend la main de personne, et n'approche même de qui que ce soit. Lorsque son vêtement a touché celui de quelqu'un, il le lave. J'entrai dans son ermitage, je le vis et je lui offris les salutations du cheikh Borhân eddin; il fut étonné et me dit : « Je ne suis pas digne

ذلك ولقيت ولديه الفاضلين معز الدين وهو أكبرها ولما مات أبوه تولى الشياخة بعده وعم الدین وزرت قبر جده القطب

الدين البذاوني منسوبة إلى مدينة بذاون الصالح فريد بلد السنبل وی بنت الباء الموحدة والذال المعجم وضم الواو وآخرها نون ولما اردت الانصراف عن هذه المدينة قال لي عم الدين لا بد لك من روية والدي فرايته وهو في أعلى سط له وعليه ثياب بيض وعامة كبيرة لها ذوابة وفي مايلة إلى جانب ودعا لي وبعث الي بکر ونبات ،

ذکر اهل الهند الذين يحرقون أنفسهم بالنار ولما انصرفت عن هذا الشيخ رأيت الناس يهرعون من عسكرنا ومعهم بعض اصحابنا فسألتهم ما لخبر فاخبروا ان افرا من الهنود مات

de cela. » Je rencontrai ses deux excellents fils, savoir : 1° Mo'izz eddîn, qui était l'aîné, et qui, après la mort de son pere, lui succéda dans la dignité de cheikh; et 2° 'Alem ed. din. Je visitai le tombeau de son aïeul, le pôle, le vertueux Férîd eddîn albédhâoûny, qui tirait son surnom de la ville de Bédhâoûn, capitale du pays de Sanbal. Lorsque je voulus quitter Adjoûdehen, 'Alem eddîn me dit : « Il faut absolument que tu voies mon père. » Je le vis donc, dans un moment où il se trouvait sur sa terrasse. Il portait des vêtements blancs, et un gros turban garni d'un appendice qui retombait sur le côté. Il fit des væux en ma faveur, et m'envoya du sucre ordinaire et du sucre candi.

DE CEUX DES HABITANTS DE L'INDE QUI SE BRÛLENT VOLONTAIREMENT.

Au moment où je revenais de voir ce cheïkh, j'aperçus des gens qui couraient en toute hâte hors de notre campement, accompagnés de quelques-uns de mes camarades. Je leur demandai ce qui étail arrivé ; ils m'annoncèrent qu'un

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