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نسبة الى کرمان وهو ظاهر البركة ساطع النور ومكانه يظهر قبلة المصتي وبذلك الموضع قبور رجال صالحين كثير نفع الله تعالى بهم،

ذكر بعض علمائها وصلحائها فنهم الشيخ الصالح العالم مجود الكتبا بالباء الموحدة وهو من كبار الصالحين والناس يزعمون أنه ينفق من اللون لانه لا مال له ظاهرا وهو يطعم الوارد والصادر ويعطى الذهب والدراهم والاثواب وظهرت له کرامات كثيرة وأشتهر بها رأيته مرات كثيرة وحصلت لی برکته ومنهم الشيخ الصالح العالم علاء الدين النيلي كانه منسوب

appelé d'après la province de Kermân. Ce tombeau jouit de bénédictions manifestes et brille de la plus vive lumière. L'endroit qu'il occupe indique la kiblah, ou la direction du lieu de la prière, et il s'y trouve un grand nombre de sépultures de saints personnages. Que Dieu nous fasse profiter de leurs mérites !

DE QUELQUES - UNS DES SAVANTS ET DES HOMMES DE BIEN

DE DIHLY.

Nous citerons parmi eux :

1°Le cheikh pieux et savant Mahmoûd Alcobbâ (le bossu); il est au nombre des principaux saints, et le vulgaire prétend qu'il dispose de richesses surnaturelles, car il n'en possède point d'apparentes; et cependant il donne à manger à tout venant, et distribue de l'or, de l'argent et des habits. Il a accompli de nombreux miracles, et s'est ainsi rendu célèbre. Je l'ai vu à plusieurs reprises, et j'ai eu part à ses bénédictions.

2 Le cheikh pieux et savant 'Ala eddin Annily. On dirait que ce surnom lui vient du nom du Nil, le fleuve de

إلى نيل مصر والله أعم كان من أصحاب الشيخ العالم الصالح نظام الدین البذاون وهو يعظ الناس في يوم كل جمعة فيتوب كثير منهم بين يديه ويحلقون رؤوسهم ويتواجدون ويغشى على بعضهم ،

حكاية شاهدته في بعض الايام وهو يعظ فقرا القارئ بين يديه يا أيها الناس اتقوا ربكم إن زلزلة الساعة شيء عظم يوم ترونها تذهل كل مرضعة عما أرضعت وتضع كل ذات جل چلها وترى القاتم شکاری وما هم بشکاری ولاكن عذاب الله شديد ثم كررها الفقيه علاء الدين فصاح أحد الفقراء من

l'Égypte. Dieu sait le mieux ce qu'il en est. (Nily peut signifier aussi « le marchand d'indigo », ou désigner une personne originaire d'Apnil, petite ville de l'Irâk, au-dessous de Hillah.) Il a été un des disciples du cheikh savant et vertueux Nizhâm eddîn Albédhâoûny. Il prêche les fidèles tous les vendredis, et un grand nombre d'entre eux font pénitence en sa présence, rasent leur tête, se lamentent à l'envi les uns des autres, et quelques-uns même s'évanouissent.

ANECDOTE.

Je l'ai vu un certain jour pendant qu'il prêchait. Le lecteur du Koran lut, en sa présence, ces versets : « O hommes, craignez votre Seigneur. Certes, que le tremblement de terre, à l'heure de la résurrection, sera quelque chose de lerrible! Le jour où vous le verrez, chaque nourrice oubliera son nourrisson, et chaque femme enceinte avortera. On verra les hommes ivres. Non, ils ne seront pas ivres; mais le châtiment infligé par Dieu est terrible; il les élourdira. » (Koran, xx, v. 1 et 2.) Le docteur 'Alâ eddin répéta ces paroles, et un fakîr, placé dans un des

ناحية المسجد صيحة عظيمة فاعاد الشيخ الاية فصاح الفتير ثانية ووقع مينا وكنت فين صلى عليه وحضر جنازته ومنهم الشيخ الصالح العالم صدر الدين الهراني بضم الكاف وسكون الهاء وراء ونون وكان يصوم الدهر ويقوم الليل وتجرد عن الدنيا جيتا ونبذها ولباسه عباة ويزوره السلطان واهد الدولة وربما احتجب عنهم فرغب السلطان منه أن يقطعه ترى يطعم منها الفقراء والواردین فابي ذلك وزاره يوما وأتی اليه بعشرة آلاف دينار فم يقبلها وذكروا أنه لا يفطر إلا بعد ثلاث وانه قيل له في ذلك فقال لا أفطر حتى اضطر فتعل لى الميتة ومنهمر الامام الصالح العالم العابد الورع لخاشع

coins de la mosquée, poussa un grand cri. Le cheikh répéta le verset; le fakîr cria une seconde fois et tomba mort. Je fus au nombre de ceux qui prièrent sur son corps et qui assistèrent à ses obsèques.

3. Le cheikh pieux et savant Sadr eddîn Alcohrâny, qui jeûnait continuellement, et restait debout durant la nuit; il avait renoncé à tous les biens de ce monde, et les avait repoussés loin de lui. Son vêtement consistait en un manteau court sans manches. Le sultan et les grands de l'Etat le visitaient, mais souvent il se dérobait à leurs visites. Le sultan désira lui constituer en fief des villages, avec le revenu desquels il pût donner à manger aux pauvres et aux étrangers; mais il refusa. Dans une des visites qu'il lui fit, l'empereur lui apporta dix mille dînârs, qu'il n'accepta pas. On raconte qu'il ne rompt le jeûne qu'au bout de trois jours ; qu'on lui fit des représentations à ce sujet, et qu'il répondit : « Je ne romprai le jeûne que quand j'y serai forcé par une mort imminente. »

4o L'imâm pieux, savant, dévot, tempérant, humble, la

فرید دهره، ووحيد عصره، کمال الدین عبد الله الغاری بالغين المعجم والراء نسبة إلى غار كان يسكنه خارج دهلی بمقربة من زاوية الشيخ نظام الدین البذاونی زرته بهذا الغار ثلاث مرات ،

كرامة له كان لي غلام فأبق متی والفيته بيد رجل من الترك فذهبت الى انتزاعه من يده فقال لي الشيخ أن هذا الغلام لا يصلح لك فلا تاخذه وكان التركي راغبا في المصالحة فصاحته بمائة دينار اخذتها منه وتركته له فما كان بعد ستة اشهر تقتل سيده واني به السلطان فامر بسمه لاولاد سیده فقتلوه ولما شاهدت لهذا الشيخ هذه الكرامة انقطعت اليه ولازمته وتركت الدنيا ووهبت جميع ما كان عندي

perle de son époque, la merveille de son siècle, Camål eddîn 'Abd Allah Alghâry, ainsi surnommé d'après une caverne (ghar) qu'il habitait proche de Dihly, dans le voisinage de la zâouïah du cheïkh Nizhâm eddîn Albédhâouny. Je l'ai visité à trois différentes reprises dans cette caverne.

MIRACLE DE CET IMÂM. J'avais un jeune esclave qui s'enfuit et que je retrouvai en la possession d'un Turc. Je résolus de le retirer des mains de celui-ci; mais le cheïkh me dit : « Cet esclave ne te convient point; ne le reprends pas. » Or le Turc était disposé à un accommodement. Je m'arrangeai avec lui, moyennant cent dînârs qu'il me paya, et je lui laissai l'esclave. Six mois s'étant écoulés, ce dernier tua son maître. On l'amena au sultan, qui prescrivit de le livrer aux enfants de la victime, lesquels le massacrèrent. Lorsque j'eus été témoin de ce miracle de la part du cheïkh, je me retirai près de lui, et me consacrai à son service, renonçant au

الفقراء والمساكين وانت عنده مدة فكنت اراه يواصل عشرة ايام وعشرين يوما ويقوم أكثر الليل ولم ازل معه حتى بعث على السلطان ونشبت في الدنيا ثانية والله تعالى يختم بالخير وساذكر ذلك فيما بعد أن شاء الله تعالى وكيفية رجوی الى الدنيا ،

ذكر فتح دهلی ومن تداولها من الملوك حدثني الفقيه الامام العلامة قاضي القضاة بالهند والسند كمال الدین محمد بن البرهان الغزنوي الملقب بصدر جهان أن مدينة دهلي افتتحت من ايدي الغار في سنة أربع وثمانين وخسماية وقد قرأت أنا ذلك مكتوبا على محراب الجامع الأعظم بها وأخبرني أيضا أنها

monde, et donnant tout ce que je possédais aux pauvres et aux malheureux. Je séjournai près de lui un cerlain temps, et je le voyais jeûper dix et vingt jours de suite, et rester debout la plus grande partie de la nuit. Je ne cessai de demeurer avec lui, jusqu'à ce que le sultan m'envoyât chercher. Je me rattachai alors au monde. (Puisse Dieu m'accorder une bonne fin !) Si Dieu le veut, je raconterai cela par la suite, ainsi que les détails de mon retour au siècle.

RÉCIT DE LA CONQUÊTE DE DIHLY ET NOTICE SUR LES BOIS

QUI S'Y SUCCÉDÈRENT.

Le jurisconsulte, l'imâm très-savant, le grand kâdbi de l'Inde et du Sind, Camâl eddîn Mohammed, fils de Borhân eddîn, de Ghaznah, surnommé Sadr Aldjihân, m'a raconté que la ville de Dibly fut conquise sur les infidèles dans l'année 584 (1188). J'ai lu cette même date écrite sur le mihrab de la grande mosquée de cette ville. Le personnage déjà nommé m'a appris aussi que Dibly

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