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دار الملك وبعث عن الأمراء والخواص فبايعوه لي فما اصب بایعه ساير الناس واستقام له الملك وكان أبوه حيا ببلاد بنجالة والكنوت فاتصل به للخبر فقال أنا وارث الملك وكيف يلى ابنی الملك ويستقل به وأنا بقيد الحياة فتجري جيوشه قاصد حضرة دهلی وتجهز ولده في جيوشه ايضا قاصدا لمدافعته عنها فتوافيا معها بمدينة كرا وی على ساحل نهر الكنك الذى نجم الهنود اليه فنزل ناصر الدين على شاطيه ما يلی کرا ونزل ولده السلطان معز الدين مما يلي الجهة الاخرى والنهر بينهما وعزما على القتال ثم ان الله تعالى اراد حقن دماء المسلمين والتي في قلب ناصر الدين الرجة لابنه وقال اذا ملك ولدی

émîrs et les courtisans, qui lui nrétèrent serment durant la nuit. Le matin étant arrivé, le reste de la population fit de même, et le pouvoir de Mo’izz eddîn fut parfaitement affermi. Son père était encore en vie, et se trouvait dans le pays de Bengale et de Lacnaouty. La nouvelle de ce qui s'était passé lui étapt parvenue, il dit : « Je suis l'héritier du royaume; comment donc mon fils en deviendrait-il maître et le posséderait-il avec une autorité absolue, tandis que je suis encore vivant ? » Il se mit en marche avec ses troupes, se dirigeant vers la capitale, Dihly; son fils se mit aussi en campagne, à la tête de son armée, dans le dessein de le repousser de cette ville. Ils se rencontrèrent près de la ville de Carâ (Corrah), située sur le rivage du fleuve Gange, celui-là même où les Indiens vont en pèlerinage. Nâcir eddin campa sur sa rive, du côté qui touche Carâ, et son fils, le sultan Mo'izz eddîn, campa sur le côté opposë, de sorte que le fleuve se trouvait entre eux. Ils résolurent de combattre l'un contre l'autre; mais Dieu voulut épargner le sang des musulmans et répandit dans le cœur de Nâcir eddîn des sentiments de miséricorde envers son fils. En

Ill.

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فذلك شرئ لي وأنا أحق أن أرغب في ذلك والتي في قلب السلطان معزالدین الضراعة لابيه فركب كل واحد منهما في مرکب منفردا عن جيوشه والتقيا في وسط النهر فقبل السلطان رجل أبیه واعتذر له فقال له أبوه قد وهبتك ملکی ووليتك وبايعه واراد الرجوع لبلاده فقال له أبنه لا بد لك من الوصول إلى بلادى فضى معه إلى دهلي ودخل القصر واقعده أبوه على سرير الملك ووقف بين يديه وهي ذلك اللقاء الذي كان بينهما بالنهر لقاء السعدين. لما كان فيه من حقن الدماء وتواهب الملك والتجاني عن المنازعة واكثرت الشعراء في ذلك وعاد ناصر

conséquence, il se dit en lui-même : « Lorsque mon fils régnera, ce sera un honneur pour moi; il est donc plus juste que je désire cela. » En même temps, Dieu jeta dans le cour du sultan Mo'izz eddîn des sentiments de soumission envers son père. Chacun des deux princes monta sur un bateau, sans être accompagné de ses troupes, et ils se rencontrèrent au milieu du fleuve. Le sultan baisa le pied de son père, et lui fit des excuses. Celui-ci lui dit : « Je te donne mon royaume et je t'en confie le gouvernement. » Là-dessus il lui prêta serment de fidélité, et voulut s'en retourner dans les provinces qu'il possédait; mais son fils lui dit : « Il faut absolument que tu viennes dans mes États. » Le père et le fils se dirigèrent ensemble vers Dihly et entrèrent dans le palais; le premier fit asseoir Mo'izz eddîn sur le trône et se tint debout devant lui. L'entrevue qui avait eu lieu entre eux sur le fleuve fut appelée la rencontre (conjonction's des deux astres beureux, à cause des résultats qu'elle eut, en épargnant le sang (des sujets), en faisant que le père et le fils s'offrissent l'un à l'autre le royaume et qu'ils s'abstinssent de combattre. Les poëtes célébrèrent en foule cet événement.

الدين إلى بلاده فات بها بعد سنين وترك بها ذرية منهمر غیاث الدین بهادور الذي اسرة السلطان تغلق وأطلقه أبنه مجد بعد وفاته واستقامر الملك لمعز الدين أربعة أعوام بعد ذلك كانت كالاعياد رأيت بعض من أدركها يصف خيراتها ورخص أسعارها وجود معز الدين وكرمه وهو الذي بنى الصومعة بالعين الشمالي من جامع دهلی ولا نظير لها في البلاد وحكى لى بعض أهل الهند أن معز الدين كان يكثر

أحد النكاح والشرب فاعترته علة اجر الاطباء دواوها و شتيه فقام عليه نایبه جلال الدین فیروز شاه للبي بنت لاء المعجم واللام ولجم ،

Nacir eddîn retourna dans ses États et y mourut, au bout de quelques années, y laissant plusieurs enfants, parmi lesquels Ghiyath eddîn Behâdoûr, le même que le sultan Toghlok fit prisonnier, et que son fils Mohammed relâcha après sa mort. Cependant la royauté resta encore en la possession paisible de Mo'izz eddîn, durant quatre années, qui furent semblables à des jours de fête. J'ai entendu une personne qui avait vécu de ce temps-là en décrire les félicités, le bon marché des denrées à cette époque, la libéralité et la munificence de Mo'izz eddîn. Ce fut ce prince qui construisit le minaret de la cour septentrionale de la grande mosquée de Dihly, lequel n'a pas son pareil dans tout l'univers. Un babitant de l'Inde m'a raconté que Mo’izz eddîn était fort adonné au commerce des femmes et à la boisson ; qu'il lui survint une maladie dont la guérison désia les efforts des médecins, et qu'un de ses côtés fut desséché (paralysé). Alors se souleva contre lui son lieutenant Djélâl eddîn Firoûz châh Alkhaldjy (Khildjy).

ذکر السلطان جلال الدين ولما اعترى السلطان معزالدین ما ذكرناه من يبس احد شته خالف عليه نایبه جلال الدین وخرج الى ظاهر المدينة فوقف على تل هنالك بجانب قبة تعرف بقبة للإيشان فبعث معز الدين الامراء لقتاله فكان كل من يبعثه منهم يبايع جلال الدين ويدخل في جعلته ثم دخل المدينة وحصره في القصر ثلاثة أيام وحدثني من شاهد ذلك أن السلطان معز الدين أصابه للوع) في تلك الايام فم يجد ما ياكله فبعث اليه أحد الشرفاء من جيرانه ما أقام أوده ودخل عليه القصر فقل وولی بعده جلال الدین وكان حليما فاضلا وحلمه أداه إلى القتل کا سنذكره واستقام

HISTOIRE DU SULTAN DJÉLÂL EDDÎN Lorsque le sultao Mo'izz eddin eut été atteint d'hémiplégie, ainsi que nous l'avons raconté, son lieutenant Djélál eddîn se révolta contre lui, se transporta hors de la ville et campa sur une colline qui se trouvait en cet endroit, à côté d'une chapelle funéraire, appelée la chapelle d'Aldjeichåny. Mo'izz eddîn envoya des émirs pour le combattre; mais tous ceux qu'il expédiait dans ce but prêtaient serment de fidélité à Djélâl eddîn et s'enrôlaient dans son ariuée. Le chef rebelle entra ensuite dans la ville, et assiégea le sultan dans son palais, durant trois jours. Quelqu'un qui a été témoin de ce fait m'a raconté que le sultan Mo'izz eddin souffrit alors de la faim, et ne trouva rien à manger. Un chérif, d'entre ses voisins, lui envoya de quoi apaiser sa faim (litt. de quoi redresser sa courbure); mais l'émir rebelle entra à l'improviste dans le palais, et Mo'izz eddîn fut tué.

Djélâl eddîn lui succéda; c'était un homme doux et vertueux, et sa douceur le fit périr victime d'un assassinat, aiosi que nous le raconterons. Il resta paisiblement maître

له الملك سنين وبنى القصر المعروف باسمه وهو الذي أعطاه السلطان مجد لصهرة الامير غدا بن مهئى لما زوجه باخته وسيذكر ذلك فكان للسلطان جلال الدین ولد اسمه رکن الدين وابن أخ أسمه علاء الدین زوجه بابنته وولاه مدينة

كرا ومانگبور ونواحيها " وفي من أخصب بلاد الهند كثيرة القمح والارز والسكر وتصنع بها الثياب الرفيعة ومنها تجلب إلى دهلي وبينهما مسيرة ثمانية عشر يومها وكانت زوجة علاء الدین تؤذيه فلا يزال يشكوها إلى عهد السلطان جلال الدین حتى وقعت الوحشة بينهما بسببها وكان علاء الدین شما شجاعا مظفرا منصورا وحب الملك ثابت في نفسه الا انه لم

de la royauté durant plusieurs années, et construisit le palais qui porte son nom. C'est ce même édifice que le sultan Mohammed donna à son beau-frère, l'émir Gbadà, fils de Mohannå, lorsqu'il lui fit épouser sa sæur, événement qui sera raconté ci-après.

Le sultan Djelâl eddîn avait un fils nommé Rocn eddîn et un neveu appelé 'Alâ eddîn, qu'il maria à sa fille, et à qui il donna le gouvernement de la ville de Carâ (Corrah) et celui de Mânicboůr (Manicpoúr), avec son territoire. Ce dernier est un des plus fertiles de l'Inde, il abonde en froment, en riz et en sucre, et l'on y fabrique des étoffes trèsfines, que l'on exporte à Dihly, dont Mânicboûr est éloignée de dix-huit journées. La femme d'Alå eddîn le tourmentait et il ne cessait de s'en plaindre à son oncle (et beau-père), le sultan Djelâl eddîn; si bien que la discorde s'éleva entre eux à ce sujet. Alâ eddîn était un homme perspicace, brave et souvent victorieux, et le désir de la royauté s'était fixé dans son âme; mais il n'avait d'autres richesses que celles

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