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يكن له مال الا ما يستفيده بسيفه من غنائم القار فاتفق أنه ذهب مرة إلى الغزو ببلاد الدويقیر وتسمى بلاد الكتكة ايضا وسنذكرها و کرسی بلاد المالوة والمرهتة وكان سلطانها أكبر سلاطين الغار فعثرت بعلاء الدين في تلك الغروة دابة له عند حجر فسمع له طنینگا فامر بالحفر هنالك فوجد تحته کنرا عظيما ففرقه في أصحابه ووصل إلى الدويقير فأذعن له سلطانها بالطاعة ومكنه من المدينة من غير حرب وأهدى له هدايا عظيمة فرجع إلى مدينة كرا ولم يبعث إلى عمه شيئا من الغنائم فاغرى التاس عمه به فبعث عنه فامتنع من الوصول اليه فقال السلطان جلال الدين أنا اذهب اليه وانی به فانه

qu'il gagnait à la pointe de son épée, et au moyen des dépouilles des infidèles. Il lui arriva un jour de partir pour faire la guerre sainte, dans le pays de Doueighîr (Déoghir ou Daoulet Abâd; cf. t. I, p. 425), que l'on appelle aussi le pays de Catacah, et dont nous ferons mention ci-après. Doueïghîr est la capitale des pays de Malwa ct de Marhata (Maharashtra , pays des Mahrates), et son souverain était le plus puissant des souverains infidèles. Dans cette expédition, la monture d’Alâ eddîn fit un faux pas contre une pierre, et s'abattit avec son cavalier. Celui-ci entendit une sorte de tintement produit par la pierre; il ordonna de creuser en cet endroit, et trouva sous la pierre un trésor considérable, qu'il partagea entre ses camarades. Puis il arriva à Doueïghîr, dont le sultan se soumit, lui rendit la ville sans combat et lui fit de grands présents. Il retourna à la ville de Carà, et n'envoya à son oncle aucune portion des dépouilles. Des individus excitèrent son oncle contre lui, et le sultan le manda; mais il refusa de se rendre à sa cour. Le sultan Djélâl eddin dit alors : « J'irai le trouver et je l'amènerai,

محل ولدی فتجهزي عساكره وطوى المراحل حتی حل بساحل مدينة كرا حيث نزل السلطان معز الدين لما خرج إلى لقاء أبيه ناصر الدين وركب النهر برسم الوصول الى ابن اخيه وركب ابن اخيه أيضا في مركب ثان عازما على الفتك به وقال لامحابه أذا أنا عانقنه فاقتلوه فلما التقيا وسط النهر عانقه ابن اخيه وقتله أصحابه كما وعدهم واحتوى على ملكه وعساكره ،

ذكر السلطان علاء الدین محمد شاه للبي ولما قتل عمه استقل بالملك وفر اليه اكثرعساكره وعاد بعضهم إلى دهلى واجمعوا على ركن الدين وخرج الى دفاعه فهربوا

car il me tient lieu de fils. » En conséquence, il se mit en marche avec son armée, et franchit les étapes jusqu'à ce qu'il campât sur la rive voisine de la ville de Carâ, à l'endroit même où dressa son camp le sultan Mo'izz eddîn, lorsqu'il marcha à la rencontre de son père Nâcir eddîn. Il s'embarqua sur le fleuve, afin de se rendre près de son neveu. Celui-ci monta aussi sur un navire, dans le dessein de fair:

périr le sultan, et il dit à ses compagnons : « Lorsque je · l'embrasserai, tuez-le. » Quand les deux princes se rencon

trèrent au milieu du fleuve, le neveu embrassa son oncle, et ses camarades tuèrent celui-ci, ainsi qu'Alâ eddîn le leur avait recommandé. Le meurtrier s'empara du royaume et disposa des troupes de sa victime. HISTOIRE DU SULTAN 'ALÂ EDDÎN MOHAMMED CHÂH ALKHALDJY.

Lorsqu'il eut tué son oncle, il devint maître du royaume, et la majeure partie des troupes de Djélâl eddîn passèrent de son côté. Le reste retourna à Dihly, et se réunit auprès de Rocn eddîn. Celui-ci sortit pour repousser le meurtrier;

جميعا الى السلطان علاء الدين وفر ركن الدين إلى السند ودخل علاء الدین دار الملك واستقام له الامر عشرين سنة وكان من خيار السلاطين وأهل الهند يثنون عليه كثيرا وكان يتفقد امور الرعية بنفسه ويسئل عن اسعارهم ويحضر الكتسب وهم يسمونه الرئيس في كل يوم برسم ذلك ويذكر أنه سأله يوما عن سبب غلاء اللحم فاخبره أن ذلك لكثرة المغرم على البقري الرتب فامر برفع ذلك وأمر باحضار التجار واعطاهم الاموال وقال لهم اشتروا بها البقر والغنم وبيعوها ويرتفع ثمنها لبيت المال ويكون لكم أجرة على بيعها ففعلوا ذلك وفعل مثل هذا في الأثواب التي يوئى بها من دولة اباد وكان اذا غلا ثمن الزرع في المخازن وباع الزرع حتى يرخص

mais tous ses soldats s'étant retirés près du sultan 'Alâ eddîn, il s'enfuit dans le Sind. 'Alâ eddin entra dans le palais royal, et jouit paisiblement du pouvoir durant vingt années. Il fut au nombre des meilleurs sultans, et les habitants de l'Inde le vantent beaucoup. Il examinait en personne les affaires de ses sujets, s'enquérait du prix des denrées et faisait venir chaque jour pour cela le mohtecib, ou inspecteur des marchés, que les Indiens appellent réis, ou chef. On raconte qu'il l'interrogea un jour touchant le motif de la cherté de la viande. L'inspecteur l'informa que cela provenait du taux élevé de l'impôt établi sur les bæufs. Il ordonna d'abolir cette taxe et d'amener devant lui les marchands; puis il leur donna de l'argent et leur dit : « Achetez avec cela des bæufs et des brebis et vendez-les; le prix qu'ils produiront reviendra au fisc, et vous recevrez un salaire pour la vente. » Cela fut exécuté, et le sultan fit de même pour les étoffes que l'on appportait de Daoulet Abâd. Lorsque les grains atteignaient un prix élevé, il ouvrait les magasins

السعر ويذكر ان السعر ارتفع ذات مرة فامر ببيع الزرع بهمن عينه فامتنع الناس من بيعه بذلك الثمن فامران لا يبيع احد زرعا غیر زرع الخزن وباع للناس ستة اشهر خان الحتكرون فساد زرعهم بالسوس فرغبوا أن يؤذن لهم في البيع فاذن لهم على أن باعوه باقل من القيمة الأولى التي امتنعوا من بیعه بها وكان لا يركب بجعة ولا لعبد ولا سواها وسبب ذلك أنه كان له ابن اخ يسمى سليمان شاه وكان يحبه ويعظمه فركب يومها إلى الصيد وهو معه وأضمر في نفسه أن يفعل به ما فعل هو بعمه جلال الدين من الفتك فما نزل الغداء رماه

de l'État, et en vendait le contenu, jusqu'à ce que cette denrée fût à bon marché. On raconte que la valeur des grains s'éleva une certaine fois, et qu'il ordonna de les vendre à un prix qu'il fixa; les gens refusèrent de les livrer pour ce prix-là. Il prescrivit alors que personne n'achetât d'autres grains que ceux du magasin du gouvernement, et il en vendit au peuple durant six mois. Les accapareurs craignirent alors que leurs provisions ne fussent infestées par les calandres, et ils demandèrent qu'il leur fût permis de vendre. Le sultan le leur permit, à condition qu'ils vendraient à un prix moindre que celui qu'ils avaient auparavant refusé.

'Alâ eddîn ne montait pas à cheval pour se rendre à la prière du vendredi, ni dans une fête solennelle, ni dans aucune autre occasion; voici quel était le motif de cette abstention. Il avait un neveu appelé Soleïmân chåb, qu'il aimait et à qui il montrait des égards. Il monta un jour à cheval pour aller à la chasse, accompagné de ce neveu. Celui-ci conçut le dessein de traiter son oncle comme ce dernier avait lui-meme traite son oncle Djelal eddin, c'està-dire de l'assassiner. En conséquence, lorsque le sultan

بنشابة فصرعه وغطاه بعض عبيده بترس) واني ابن اخيه ليجهز عليه فقال له العبيد أنه قد مات نصدقهم ورکب ندخل القصر على الكرم وافاق السلطان علاء الدين من غشيته وركب وأجمعت العساكر عليه وفرابن اخيه فأدرك وأت به اليه فقتله وكان بعد ذلك لا يركب وكان له من الأولاد خضر خان وشادی خان وأبو بكرخان ومبارك خان وهو تطب الدين الذي ولى الملك وشهاب الدين وكان قطب الدین مهتضمها عنده ناقض للظ قليل الحظوة وأعطى جميع اخوته المراتب و الأعلام والاطبال ولم يعطه شيا وقال له يوما لا بد أن أعطيك مثل ما أعطيت اخوتك فقال له الله هو الذي

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mit pied à terre pour déjeuner, il lui lança une flèche et le renversa; mais un de ses esclaves le couvrit d'un bouclier. Son neveu s'approcha, afin de l'achever; mais les esclaves lui ayant dit que le prince était mort, il les crut, remonta à cheval et entra dans la partie du palais où se trouvaient les femmes. Cependant le sultan 'Alâ eddîn revint de son évanouissement, il monta à cheval, et ses troupes se rassemblèrent auprès de lui. Son neveu s'enfuit; mais il fut atteint, et amené devant lui; il le tua, et depuis lors il cessa de monter à cheval.

'Alâ eddîn avait des fils dont les noms suivent: 1° Khidhr khan, 2° Chady khan, 3° Abou Becr khan, 4° Mobarec khân, appelé aussi Kothb eddîn , qui devint roi, et 5° Chibåb eddîn. Kothb eddîn était mal traité de son père, et jouissait près de lui de très-peu de considération. Le sultan avait donné à tous ses frères les honneurs, c'est-à-dire, des étendards et des timbales, et ne lui avait rien accordé. Cependant il lui dit un jour : « Il faut absolument que je le donne la même chose qu'à tes frères. » Lethb eddîn lui répondit :

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