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penple,qui se dispersa ensuite. Son fils lui demanda la permission de faire passer devant lui les éléphants, couverts de leurs harnais de parade. Le sultan le lui permit.

Le cheïkh Rocn eddîn m'a raconté qu'il se trouvait alors près du sultan, et qu'ils avaient avec eux le fils de ce dernier, son enfant de prédilection, Mahmoud. Sur ces entrefaites, Mohammed revint et dit au cheikh : « 0 maître! voici le moment de la prière de l'après-midi; descends et prie. »—■ Je descendis, continue le cheïkh, et l'on amena les éléphants d'un même côté, ainsi que le prince et son confident avaient imaginé de le faire. Lorsque ces animaux marchèrent de ce côté, le kiosque s'écroula sur le sultan et son fils Mahmoud. J'entendis le bruit, dit toujours le cheïkh, et je revins sur mes pas sans avoir fait ma prière. Je vis que le kiosque était renversé. Le fils du sultan, Mohammed, ordonna d'apporter des pioches et des pelles, afin de creuser la terre et de chercher après son père. Mais il fit signe qu'on tardât d'obéir, et on n'apporta les outils qu'après le coucher du soleil. On se mit alors à creuser et l'on découvrit le sultan, qui avait courbé

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lion dont il jouissait auprès de Mohammed et la prédilection que celui-ci lui témoignait. Personne, soit vizir ou autre, n'approchait de lui sous le rapport de l'estime où le tenait ie sultan, et n'atteignait le rang dont il était en possession près de ce prince.

HISTOIRE DU SULTAN ABOUL'MODJÀHID MOHAMMED CBÂU, FILS DU SULTAN GHIYÀTH EDD1N TOGRLOK. CHAH, ROI DE L'INDE ET DO SIND, À LA COUIi DE QUI NOUS NOUS RENDÎMES.

Lorsque le sultan Toghlok fut mort, son fils Mohammed s'empara du royaume, sans rencontrer d'adversaire ni de rebelle. Nous avons dit ci-dessus que son nom était Djaounah; mais quand il fut devenu roi, il se fit appeler Mohammed et fut surnommé Abou'l Modjàhid (le père de celui qui fait la guerre aux infidèles). Tout ce que j'ai rapporté touchant l'histoire des sultans de l'Inde .j'en ai été informé et je l'ai appris, au moins pour la plus grande partie, de la bouche du cheïkh Camàl eddîn, fils de Borhân eddîn, de Ghaznah, kâdhi

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des kàdhis. Quant aux aventures de ce roi-ci, la plupart sont au nombre de ce que j'ai vu durant mon séjour dans ses États.

PORTRAIT DE CE ROI.

Mohammed est de tous les hommes celui qui aime davantage à faire des cadeaux et aussi à répandre le sang. Sa porte voit toujours près d'elle quelque fakîr (pauvre) qui devient riche, ou quelque être vivant qui est mis à mort. Ses traits de générosité et de bravoure, et ses exemples de cruauté et de violence envers les coupables, ont obtenu de la célébrité parmi le peuple. Malgré cela, il est le plus humble des hommes et celui qui montre le plus d'équité; les cérémonies de la religion sont observées à sa cour; il est très-sévère en ce qui regarde la prière et le châtiment qui suit son inexécution. Il est au nombre des rois dont la félicité est grande, et dont les heureux succès dépassent ce qui est ordinaire; mais sa qualité dominante, c'est la générosité. Nous raconterons, parmi les traits de sa libéralité, des merveilles dont les semblables n'ont été rapportées d'aucun des princes qui l'ont

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