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ولا بالشام ثم سرنا في بساتين متصلة وأنهار واشجار وعارة يوما کاملا ووصلنا إلى مدينة بخارى التي ينسب اليها أمام المحدثين أبو عبد الله محمد بن اسماعيل البخاري وهاذه المدينة كانت

قاعدة ما وراء نهر جيكون من البلاد وخربها اللعين تنكيز " التتري جة ملوك العراق فمساجدها الآن ومدارسها وأسواقها

خربة الا القليل وأهلها أذلاء وشهادتهم لا تقبل بخوارزم وغيرها لاشتهارهم بالتعصب ودعوى الباطل وانكارلق وليس بها اليوم من الناس من يعلم شيئا من العم ولا من له عناية به ،

ذکر اولية التتر وتخريبهم بخاری وسواها ان تنکیرخان

Nous marchâmes ensuite, pendant toute une journée, au milieu de jardins contigus les uns aux autres, de rivières, d'arbres et de champs cultivés, et nous arrivâmes à la ville de Bokhâra, qui a donné naissance au chef des Mohaddith (compilateurs ou professeurs de traditions), Abou 'Abd Allah Mohammed, fils d'Isma'il albokhâry. Cette ville a été la capitale des pays situés au delà du fleuve Djeïhoûn. Le maudit Tenkîz (Djenguiz khan), le Tatar, l'aïeul des rois de l'Irak, l'a dévastée. Actuellement ses mosquées, ses colléges et ses marchés sont ruinés, à l'exception d'un petit nombre. Ses habitants sont méprisés ; leur témoignage n'est pas reçu à Khârezm, ni ailleurs, à cause de leur réputation de partialité, de fausseté et d'impudence. Il n'y a plus aujourd'hui à Bokbâra d'homme qui possède quelques connaissances, ou qui se soucie d'en acquérir.

RÉCIT DES COMMENCEMENTS DES TATARS, ET DE LA DESTRUCTION

DE BOKHÂRA ET D'AUTRES VILLES PAR CE PEUPLE.

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بارض الخطا وكان له کرم نفس وقوة وبشطة في الجسم حدادا وكان يجمع الناس ويطعمهم ) تم صارت له جاعة فقدموه على أنفسهم وغلب على بلدة وقوى واشتدت شوكته واستحل امره فغلب على ملك لخطا ثم على ملك الصين وعظمت جيوشه وتغلب على بلاد لختن وكاشخر والمالق وكان جلال الدین سنجر بن خوارزم شاه ملك خوارزم وخراسان وما ورآء النهر له قوة عظية وشوكة فهابه تنکيز واحجم عنه ولم يتعرض له فاتفق أن بعث تنکیر تجارا بامتعة الصين والخطا می الثياب الحريرية وسواها إلى بلدة أطرار بضم الهمزة وفي أخر عالة جلال الدین فبعث اليه عامله علیہا غيا بذلك

septentrionale). Il avait une âme généreuse, un corps vigoureux, une stature élevée. Il réunissait ses compagnons et leur donnait à manger. Une bande d'individus se rassemblèrent auprès de lui, et le mirent à leur tête. Il s'empara de son pays natal, il devint puissant, ses forces augmentèrent, et son pouvoir fut immense. Il fit la conquête du royaume de Kbithâ, puis de la Chine, et ses troupes prirent un accroissement considérable. Il conquit les pays de Khoten, de Câchkbar (Cachghar) et d'Almâlik. Djélâl eddîn Sindjar, fils du Khârezm châh, était roi du Khârezm, du Khorâcân et du Mavera" nnahr, et possedait une puissance considerable. En conséquence, Tenkiz le craignit, s'abstint de l'attaquer et n'exerça aucun acte d'hostilité contre lui.

Or, il arriva que Tenkîz envoya des marchands avec des productions de la Chine et du Khithâ, telles qu'étoffes de soie et autres, dans la ville d'Othrâr, la dernière place des · Etats de Djelål eddîn. Le lieutenant de ce prince à Othrâr lui annonça l'arrivée de ces marchands et lui fit demander quelle conduite il devait tenir envers eux. Le roi lui écrivit

وأستاذنه ما يفعل في أمرهم فکتب اليه بامره أن ياخذ أموالهم . ويمثل بهم ويقطع أعضاءهم ويردهم إلى بلادهم لما أراد الله تعالى

من شقاء أهل بلاد المشرق ولكنتهم رایا فائط وتدبيرا سيئا مشوما فانا فعل ذلك تجهر تنکیر بنفسه في عساکرلا تحصى

كثرة برسم غزو بلاد الاسلام فما سمع عامل اطرار بحركته بعث الجواسيس لياتوة بخبرة ف كر ان احدهم دخل نحلة بعض امراء تنكيز في صورة سائل فلم يجد من يطعمه ونرل إلى

جانب رجل منهم فلم ير عنده زادا ولا اطعمه شیا نما امسی اخرج مضرانا يابسة عنده فبتها بالماء وفصد فرسه وملاها بدمه وعقدها وشواها بالنار فكانت طعامه فعاد إلى اطرار

de s'emparer de leurs richesses, de leur infliger un châti. . ment exemplaire, de les mutiler et de les renvoyer ensuite dans leur pays; car Dieu avait décidé d'affligeret d'éprouver les habitants des contrées de l'Orient, en leur inspirant une résolution imprudente, un dessein méchant et de mauvais augure.

Lorsque le gouverneur d'Othrâr se fut conduit de la sorte, Tenkîz se mit en marche, à la tête d'une armée innombrable, pour envahir les pays musulmans. Quand ledit gouverneur reçut l'avis de son approche, il envoya des espions, afin qu'ils lui apportassent des nouvelles de l'ennemi. On raconte que l'un d'eux entra dans le camp d'un des émirs de Tenkîz, sous le déguisement d'un mendiant, et ne trouva personne qui lui donnât à manger. Il s'arrêta près d'un Tatar; mais il ne vit chez cet homme aucune provision, et n'en reçut pas le moindre aliment. Lorsque le soir fut arrivé, le Tatar prit des tripes, ou intestins desséchés qu'il conservait, les humecta avec de l'eau, fit une saignée à son cheval, remplit ces boyaux du sang qui coulait de cette saignée, les lia et les fit rôtir; ce mets fut toute sa

فأخبر عاملها بامره وأعلمه أن لا طاقة لاحد بقتالهم فاستمد ملكه جلال الدین فامته بستين الغا زيادة على من كان عنده من العساکر نما وقع القتال هزمهم تنکیر ودخل مدينة أطرار بالسيف فقتل الرجال وسبي الذراری وای جلال الدين بنفسه المحاربته فكانت بينهم وقايع لا يعم في الاسلام مثلها وآل الأمر إلى أن تملك تنکیر ما وراء النهر وخرب بخاری وسمرقند وترمذ وعبر النهر وهو نهر جيحون الى مدينة بخ فتكها ثم إلى الياميان (الباميان) فتلکها وأوغل في بلاد خراسان وعراق العجم فثار عليه المسلمون في بلخ وفي ما وراء النہر نکر عليهم ودخل بلغ بالسيف وتركها خاوية على عروشها ثم فعل

nourriture. L'espion, étant retourné à Othrâr, informa le gouverneur de cette ville de ce qui regardait les ennemis, et lui déclara que personne n'était assez puissant pour les combattre. Le gouverneur demanda du secours à son souverain Djélâl eddîn. Ce prince le secourut par une armée de soixante mille hommes, sans compter les troupes qu'il avait précédemment. Lorsque l'on en vint aux mains, Tenkiz les mit en déroute; il entra de vive force dans la ville d'Othrâr, tua les hommes et fit prisonniers les enfants. Djelål eddîn marcha en personne contre lui; et ils se livrèrent des combats si sanglants, qu'on n'en avait pas encore vu de pareils sous l'islamisme. Enfin Tenkîz s'empara du Mavérännahr, détruisit Bokhâra, Samarkand et Termedh, et passa le fleuve, c'est-à-dire le Djeïhoûn, se dirigeant vers Balkh, dont il fit la conquête. Puis il marcba sur Bâmiân, qu'il prit également; enfin, il s'avança au loin dans le Khoracan et dans l'Irah 'Adjem. Les musulmans se souleve. rent contre lui à Balkh et dans le Mavérâ’nnahr. Il revint sur eux, entra de vive force dans Balkh, et ne la quitta

مثل ذلك في ترمذ خربت ولم تعمر بعد لاكنها بنيت مدينة على ميلين منها و التي تسمى اليوم ترمذ وقتل اهل البامیان الباميان) وهدمها باسرها الا صومعة جامعها وعفي عن اهل بخاری وسمرقند ثم عاد بعد ذلك الى العراق وانتهى امر التتر حتى دخلوا حضرة الاسلام ودار الخلافة بغداد بالسیف وذبحوا الخليفة المستعصم بالله العباسي وجه الله ،

قال ابن جزي أخبرنا شيخنا قاضي القضاة ، أبو البرکات ، ابن الحاج أعزه الله قال سمعت الخطيب أبا عبد الله بن رشید يقول لقيت بمكة نور الدين بن الزجاج من علماء العراق ومعه ابن اخ له فتفاوضنا الحديث فقال لي هلك في فتنة التتر بالعراق

qu'après en avoir fait un monceau de ruines (Coran, 11, 261, etc.); il fit ensuite de même à Termedh. Cette ville fut dévastée, et elle n'est jamais redevenue forissante depuis lors; mais on a bâti, à deux milles de là, une ville que l'on appelle aujourd'hui Termedh. Tenkîz massacra les habitants de Bâmiân, et la ruina de fond en comble, excepté le minaret de sa mosquée djâmi'. Il pardonna aux habitants de Bokhâra et de Samarkand; puis il retourna dans l'Irâk. La puissance des Tatars ne cessa de faire des progrès, au point qu'ils entrèrent de vive force dans la capitale de l'islamisme et dans le séjour du khalifat, c'est-à-dire à Baghdad, et qu'ils égorgèrent le khalife Mosta'cim Billah, l'Abbâcide.

Voici ce que dit Ibn Djozaï : « Notre cheikh, le kâdhi des kâdhis, Abou'l Bérécât, fils du pèlerin (Ibn alhâddj) m'a fait le récit suivant : J'ai entendu dire ce qui suit au prédicateur Abou 'Abd Allah, fils de Réchîd : Je rencontrai ala Mecque Noir eddin, fils d'Azzeddjadj, un des savants de l’Iråk, accompagné du fils de son frère. Nous conversâmes ensemble et il me dit : Il a péri dans la catastrophe

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