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الرجل صالح معمر من الترك يقال له أطا بنت الهمزة والطاء المهمل ومعناه الوالد أضافنا بها ودعا لنا وأضافنا أيضا قاضيها ولا اعرف اسمه ثم سرنا منها ثلاثين يوما سیرا جاڈا لا ننزل الا ساعتين احداها عند الغي والاخرى عند المغرب وتكون الاقامة قدر ما يطبخون الدون ويشربونه وهو يطبخ من غلبة واحدة ويكون معهم لخليع من اللحم يجعلونه عليه ويصبون عليه اللبن وكل انسان نما بنام او باكل في عربته حال السير وكان لي في عربتی ثلاث من جوارى ومن عادة المسافرين في هذه البرية الاسراع لقلة أعشابها وللجمال التي تقطعها يهلك معظمها وما يبقى منها لا ينتفع به إلا في سنة أخرى بعد أن يسمن

l'on appelle Athâ, c'est-à-dire « père. » Il nous y donna l'hospitalité et fit des veux en notre faveur. Le kâdhi nous traita aussi; mais j'ignore son nom.

Après notre départ de Serâtchoûk, nous marchậmes, durant trente jours, d'une marche rapide, ne nous arrêtant que deux heures chaque jour, l'une vers dix heures de la matinée, et la seconde au coucher du soleil. Chacune de ces stations durait seulement le temps nécessaire pour faire cuire le doûghy (espèce de millet) et pour le boire. Or il est cuit après un seul bouillon. Ces peuples ont de la viande salée et séchée au soleil, qu'ils étendent par-dessus cette boisson; enfin, ils versent sur le tout du lait aigri. Chaque homme mange et dort seulement dans son chariot durant le temps de la marche. J'avais dans mon arabah trois jeunes filles. C'est la coutume des voyageurs d'user de vitesse en franchissant ce désert, à cause du peu d'herbage qu'il produit : les chameaux qui le traversent périssent pour la plupart, et ceux qui survivent ne servent de nouveau que l'année suivante, lorsqu'ils ont repris de l'embonpoint. L'eau, dans

والماء في هذه البرية في مناهل معلومة بعد اليومين والثلاثة وهو ماء المطروسیان ثم لما سلكنا هذه البرية وقطعناها کا ذکرناه وصلنا إلى خوارزم و أكبر مدن الاتراك وأعظمها وأجملها وأفخمها لها الاسواق المليحة ، والشوارع الغسيكة ، والعمارة الكثيرة ، والمحاسن الاثيرة ، وفي ترتج بشكانها لكثرتهم وتموج بهم موج البحر ولقد ركبت بها يوما ودخلت السوق فها توسطته وبلغت منتهى الزحام في موضع يقال له الشور بفتح الشين المعجم وأسكان الواو لم أستطع أن أجوز ذلك الموضع لكثرة الازدحام واردت الرجوع فما أمكنني كثرة الناس فبقيت متحيرا وبعد جهد شديد رجعت وذكرلى بعض

ce désert, se trouve dans des endroits placés à des intervalles déterminés, à deux ou trois jours de distance l'un de l'autre; elle est fournie par la pluie ou par des puits creusés dans le gravier. I

Lorsque nous eûmes traversé ce désert, ainsi que nous l'avons dit, nous arrivâmes à Khârezm. C'est la plus grande et la plus belle ville des Turcs;elle possède de jolis marchés, de vastes rues, de nombreux édifices, et se recommande par des beautés remarquables. Ses habitants sont si nombreux, qu'elle tremble, pour ainsi dire, sous leur poids , et qu'ils la font ressembler, par leurs ondulations, à une mer agitée. Je m'y promenai à cheval pendant un jour, et j'entrai dans le marché. Lorsque j'arrivai au milieu et que j'atteignis l'endroit où l'on se serrait le plus, et que l'on appelle chaour (est-ce le mot persan choúr, a commotion, agitation, tumulte», et aussi a marché aux chevaux ? »), je ne pus dépasser ce lieu, à cause de la foule qui s'y pressait. Je voulus revenir sur mes pas; cela me fut également impossible, et par le même motif. Je demeurai confondu , et je ne parvins à m'en re

الناس أن تلك السوق يخت زحامها يوم الجمعة لانهم يستون سوق القيسارية وغيرها من الاسواق فركبت يوم الجمعة وتوجهت إلى المسجد الجامع والمدرسة وهذه المدينة من طاعة السلطان اوزبك وله فيها أميركبير يسمى قطلودمور وهو الذي مر هذه المدرسة وما معها من المواضع المضافة وأما المسجد فعمرته زوجته الخاتون الصالحة ترابك وترا بضم التاء المعلوة وفتح الراء والف وبك بفتح الباء الموحدة والكاف وبخوارزم مارستان اله طبيب شامي يعرف بالصهيوني نسبة إلى صهیون من بلاد الشام ولم ار في بلاد الدنيا أحسن اخلاقا من اهل خوارزم ولا أكرم نفوسا ولا أحتي في الغرباء ولهم عادة جميلة في الصلاة لم أرها لغيرهم وي أن الموذنين بمساجدها يطوف كل واحد

tourner qu'après de grands efforts. Quelqu'un me dit que ce marché était peu fréquenté le vendredi, parce qu'on ferme ce jour-là le marché de la Kaïçârieh (bazar) et d'autres marchés. Je montai à cheval le vendredi, et je me dirigeai vers la mosquée cathédrale et le collége.

Cette ville fait partie des états du sultan Uzbec, qui y a placé un puissant émir nommé Kothloûdomoûr. C'est cet émir qui a construit le collége et ses dépendances; la mosquée a été bâtie par sa femme, la pieuse princesse Torâbec. On voit à Khârezm un hôpital, auquel est attaché un médecin syrien connu sous le nom d'Assahioûny, qui est un adjectif relatif dérivé de Sahioûn, nom d'une ville de Syrie.

Je n'ai pas vu, dans tout l'univers, d'hommes meilleurs que les habitants de Khârezm, ni qui aient des âmes plus généreuses ou qui chérissent davantage les étrangers. Ils observent, dans leurs prières, une coutume louable que je n'ai point remarquée chez d'autres peuples : cette coutume consiste en ce que chaque moueddhin des mosquées de Khâ

منهم على دور جيران مسجده معها لهم بحضور الصلاة فن لم يحضر الصلاة مع الجماعة ضربة الامام بحضر لجماعة وفي كل مسجد درة معلقة برسم ذلك ويغرم خسة دنانير تنفق في مصالح المسجد أو تطعم للفقراء والمساكين ويذكرون أن هذه العادة عندهم مستمرة على قديم الزمان وبخارج خوارزم نهر جيكون أحد الأنهار الاربعة الذين من الجنة وهو بجد في اوان البرد كما يجمد نهر اتل وبسلك الناس عليه وتبقى مدة جهوده خسة أشهر وربما سلكوا عليه عند أخذه في الذوبان فهكوا ويسافر فيه في ايام الصيف بالمراكب إلى ترمذ ويجلبون منها القمح والشعير و مسيرة عشر للمنحدر وبخارج

rezm fait le tour des maisons occupées par des voisins de sa mosquée, afin d'avertir ceux-ci d'assister à la prière. L'imâm frappe, en présence de toute la communauté, quiconque a manqué à la prière faite en commun : il y a un perf de beuf, suspendu dans chaque mosquée, pour servir à cet usage. Outre ce châtiment, le délinquant doit payer une amende de cinq dînârs, qui est appliquée aux dépenses de la mosquée, ou employée à nourrir les fakirs et les malheureux. On prétend que cette coutume est en vigueur chez eux depuis les temps anciens.

Auprès de Khârezm coule le fleuve Djeihoûn (Oxus), un des quatre fleuves qui sortent du Paradis. Il gèle dans la saison froide, comme le fleuve Itil (Volga). On marche alors sur la glace qui le recouvre, et il demeure gelé durant cinq mois. Souvent des imprudents ont osé le passer au moment où il commençait à dégeler, et ils ont péri. Durant l'été, on navigue sur l'Oxus, dans des bateaux , jusqu'à Termedh, et l'on rapporte de cette ville du froment et de l'orge. Cette navigation prend dix jours à quiconque descend lefleuve.

خوارزم زاوية مبنية على تربة الشيخ نجم الدين الكبرى" وكان من كبار الصالحين وفيها الطعام للوارد والصادر وشيخها المدرس سیف الدین ابن عصبة من كبار اهل خوارزم وبها أيضا زاوية شيخها الصالح المجاور جلال الدين السمرقندی من کبار الصالحين أضافنا بها وبخارجها قبر الامام العلامة أبي القاسم محمود بن عمر الزمخشري وعليه قبة وزمخشر قرية على مسافة أربعة أميال من خوارزم ولما أتيت هذه المدينة نزلت بخارجها

عمر البكري وتوجه بعض أصحابي إلى القاضي الصدر أبي حفص فبعث الى نائبه نور الاسلام فسلم على ثم عاد اليه ثم أن القاضي في جماعة من أصحابه فسلم على وهو فتى السن كبير الفعال وله

Dans le voisinage de Khârezm se trouve un ermitage, bâti auprès du mausolée du cheïkh Nedjm eddîn Alcobra, qui était au nombre des plus saints personnages. On y sert de la nourriture aux voyageurs. Le supérieur de cet ermitage est le professeur Seïf eddîn, fils d’Açabah, un des principaux habitants de Khârezm. Dans cette ville se trouve encore un ermitage dont le supérieur est le pieux, le dévot Djélâl eddîn Assamarkandy, un des hommes les plus pieux qui existent; il nous y traita.

Près de Khârezm, on voit le tombeau de l'imâm trèssavant Abou'lkâcim Mahmoûd , fils d'Omar azzamakbchary, au-dessus duquel s'élève un dôme. Zamakhchar est une bourgade à quatre milles de distance de Khårezm.

Lorsque j'arrivai à Khârezm , je logeai en dehors de cette ville. Un de mes compagnons alla trouver le kâdhi Sadr eddîn Abou Hafs 'Omar albecry. Celui-ci m'envoya son substitut Noúr alislám « la lumière de l'islamisme », qui me donna le salut, et retourna ensuite près de son chef. Le kådhi vint en personne, accompagné de plusieurs de ses

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