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وعشرين الفا عن يد واعطى فرسا تجهزا وخلعة وجعل لقبه بهاء الملك ثم دخلت فوجدت السلطان على سطح القصر مستندا إلى السرير والوزير خواجة جهان بين يديه والملك الكبير قبولة وأقف بين يديه فتا سكت عليه قال لي الملك الكبير اخدم فقد جعلك خوند عالم قاضی دار الملك دهلی وجعل مرتبك اثني عشر الف دينار في السنة وعين لك جاشر بمقدارها وأمر لك باثني عشر الفا نقدا تاخذها من الخزانة غدا ان شاء الله واعطاك فرسا بسرجه وجامه وأمرلك بخلعة تحاريبي و التي يكون في صدرها وظهرها شكل عراب

واخذ بيدي فتقدم بي الى السلطان فقال إلى السلطان نخدم

cher de la main à la main, un cheval sellé et bridé, ainsi qu'un vêtement d'honneur. Le souverain le surnomma béhå almolc « la splendeur du royaume ».

J'entrai à mon tour, et trouvai le sultan sur la terrasse du château, appuyé contre le trône; le vizir Khodjah Djihân était devant lui, et le grand roi Kaboulah était debout en présence du monarque. Quand j'eus salué celui-ci, Kaboủlah me dit : « Incline-toi et prête bommage, car le maître du monde t'a nommé juge dans la capitale du royaume, à Dihly. Il a fixé tes honoraires à douze mille di: nârs par année et ta assigné des champs de ce rapport. Il a ordonné de te payer douze mille dînårs en argent comptant, que tu pourras toucher demain au trésor, s'il plaît à Dieu. Il te donne un cheval avec sa selle et sa bride, ainsi qu'un vêtement de mahârîby. » On appelle de la sorte la robe qui porte sur le devant et au dos la figure d'un mihráb (ou autel; au pluriel, mahâríb). Je m'inclinai profondément. Kaboớlah prit ma main et me conduisit vers le sultan , qui me dit : « Ne crois pas que la judicature à Dihly

لا تحسب قضاء دهلي من اصغر الاشغال هو اكبر الاشغال عندنا وكنت أفهم قوله ولا أحسن الجواب عنه وكان السلطان يغهم العربى ولا يحسن الجواب عنه فقلت له يا مولانا انا على مذهب مالك وهولاء حنفية وأنا لا أعرف اللسان فقال لي قد عن بهاء الدین الملتانی ومال الدین البجنوري ينوبان عنك ويشاورانك وتكون أنت تعمل على العقود وانت عندنا بمقام الولد فقلت له بل عبدكم وخديمكم فقال لي باللسان العين بل أنت سيدنا ومخدومنا تواضعا منه وفضلا وإناسا ثم قال لشرف الملك أمیر بخت إن كان الذي رتبت له لا يكفيه لانه كثير الانفاق فانا اعطيه زاوية أن قدر على اقامة حال

soit chose de peu d'importance; c'est, au contraire, chez nous, l'emploi le plus considérable. » Pour moi, je comprenais fort bien son discours, mais je ne savais pas répondre convenablement dans la même langue. Le sultan, de son côté, comprenait l'arabe, mais il ne pouvait pas le parler couramment.

Je répondis au souverain : «0 notre maître, moi je professe ou suis le rite de Mâlic, et les habitants de Dihly sont hanéfites; de plus, je ne sais pas leur langue. » Il reprit : « J'ai déjà choisi pour tes substituts Béhâ eddîn almoltâny et Camâl eddîn albidjnaoury; ils délibéreront avec toi, et tu légaliseras les actes ; tu tiendras près de moi la place d'un fils. » Je répliquai : « Ou bien plutôt, celle de votre serviteur et de votre esclave. » Alors le sultan dit en arabe : « Au contraire, tu es notre seigneur et notre maître. » Cela fut un effet de son humilité, de sa bonté et de sa complaisance. Il dit ensuite à Cheref almolc émîr bakht: « Dans le cas où ce que je lui ai assigné ne lui suffirait pas, car il est un homme de beaucoup de dépense, je lui donnerai en sus un ermitage, s'il peut prendre sur lui de veiller à ce

الفقراء وقال قل له هذا بالعرى وكان يظن أنه يحسن العين ولم يكن كذلك وفهم السلطان ذلك فقال له برؤ ويكجا بخصبی (بخسپی) وآن حكاية بر او بگوى وتفهم کنی (بکنی) تا فردا ان شاء الله پیش من بیابي (و) جواب او بگری (بگوی) معناه امشوا الليلة فارقدوا في موضع واحد وفيه هذه الحكاية فاذا كان بالغد ان شاء الله تجيء "الة وتعتني بكلامه فانصرفنا وذلك في ثلث الليل وقد شربت النوبة والعادة عندهم اذا شربت لا يخرج أحد فانتظرنا الوزير حتى خرج وخرجنا معه ووجدنا ابواب دهلی مسدودة فبتنا عند السيد أبي الحسن العبادي العراق بزقاق يعرف سراپور خان وكان هذا الشيخ

qui concerne les fakîrs. » Il ajouta : « Dis-lui cela en arabe. • Le sultan pensait qu'Emîr bakht parlait bien l'arabe, mais la chose n'était pas ainsi ; le souverain l'ayant compris, lui dit : Birew oué iecdjá bikhouspî oué an hicâïah ber on bogouï oué tefhím bocuni ferdá in châ alláh pích men biyai oué djeouábi oủ bogouï. Voici le sens de ces paroles : « Partez pour ce soir et dormez dans un même endroit; fais-lui comprendre (o émîr bakht) cette conversation; demain, si Dieu le veut, tu te rendras chez moi et me feras connaître sa réponse. » Nous partîmes alors; tout cela s'était passé dans le premier tiers de la nuit et l'on avait déjà sonné la retraite.

C'est l'usage, dans l'Inde, que personne ne sorte après qu'on a battu la retraite. Nous attendîmes donc la sortie du vizir pour cheminer en sa compagnie. Les portes de Dihly étaient fermées, et nous passâmes la nuit chez le sayyid Abod'l Hacan al'ibady al'iraky, dans la rue nommée Seripoúrkhân. Ce cheikh faisait du commerce pour le compte

يتجربمال السلطان ويشترى له الأسلحة والامتعة بالعراق وخراسان ولما كان بالغد بعث عتا فقبضنا الأموال وليل والخلع واخذ كل واحد منا البدرة بالمال فجعلها على كاهله ودخلنا كذلك على السلطان فخدمنا وأتينا بالافراس فقبلنا حوافرها بعد أن جعلت عليها الفرق وتدناها بانفسنا الى باب دار السلطان فركبناها وذلك كله عادة عنده ثم انصرفنا وأمر السلطان لامحابي بالفي دينار وعشر خلع ولم يعط لامحاب أحد سوای شیئا وكان أمجابی لہم وا ومنظر فاعجبوا السلطان وخدموا بين يديه وشكره ،

du sultan; il achetait pour lui des armes et des marchandises dans 1Irak et le Khoracan. Le jour suivant, le souverain nous fit demander; nous reçúmes l'argent, les chevaux, les robes d'honneur. Chacun de nous prit le sac des dînârs, le mit sur son épaule, entra ainsi chez le sultan et s'inclina. On nous amena les chevaux, nous baisâmes leurs sabots, après qu'on les eut recouverts avec des morceaux d'étoffe, et conduisîmes nous-mêmes ces animaux à la porte du palais du sultan, où nous les montâmes. Toutes ces cérémonies sont des coutumes observées chez les Indiens. Nous nous retirâmes; l'empereur fit donner à mes gens deux mille dînârs et dix vêtements. Il ne donna rien aux compagnons des autres personnages; mais les miens avaient une prestance et un extérieur qui plurent au sultan. Ils s'inclinèrent devant lui, et il les remercia.

ذکر عطاء ثان أمرلى به وتوفه مدة وكنت يوما بالمشور بعد أيام من توليتي القضاء والاحسان إلى وانا قاعد تحت شجرة هنالك والى جانبی مولانا ناصر الدین الترمذي العالم الواعظ فات بعض احباب ندی مولانا ناصر الدین ندخل إلى السلطان فخلع عليه وأعطاه معنا مكله بالجوهر ثم أتاني بعض لباب فقال اعطني شيئا وأخذ لك خط خود باثني عشر الفا أمر لك بها خوند عالم فم اصدقه وظننهه يريد لليلة على وهو تجة في كلامه فقال بعض الاماب أنا أعطيه فاعطاه دينارين أو ثلاثة وجاء بخط خرد ومعناه الخط الأصغر مکتوبا بتعريف الحاجب ومعناه امر خوند عالم أن يعطى من الخزانة

D'UN SECOND CADEAU EN ARGENT QUE ME FIT. L'EMPEREUR,

ET DU RETARD QU'ÉPROUVA LE PAYEMENT. Je me trouvais un jour dans la partie du château consacrée aux audiences, et c'était quelque temps après que j'eus été investi de la dignité de juge et que j'eus reçu les bienfaits du sultan. J'étais assis sous un arbre, et il y avait à mon côté notre maître Nâssir eddîn attirmidhy, le savant prédicateur. Un chambellan sortit, appela notre maître Nâssir eddîo, qui entra chez le souverain. Il en reçut un vêtement d'honneur et un Korân orné de pierres précieuses. Ensuite un chambellan vint à moi, et dit : « Donne-moi quelque chose, et je te procurerai un khatth khord « petit écrit » de douze mille (dînârs), que le maître du monde a ordonné de te payer. , Je ne le crus point et pensai qu'il voulait me tromper; mais il insista sur son propos, et l'un de mes compagnons dit : « Moi, je lui donnerai. Il lui donna deux ou trois dînârs, et le chambellan apporta un khatth khord, ce qui veut dire « le petit écrit», du contenu qu'il avait dit, et avec son visa. Il portait ceci : « Le maître

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