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مرعاها بعراء مرغیس (بدغیس) واحتلوها فلم يتركوا لاهل هراة ما يركبون ولا ما يجلبون وصعدوا بها إلى جبل هنالك لا يقدر عليهم فيه ولم يجد السلطان ولا جنده خیڈ يتبعونهم بها فبعث اليهم رسولا يطلب منهم رد ما اخذوه من الماشية والخيل ويذكرهم العهد الذي بينهم فاجابوا بانهم لا يردون ذلك حتى يتمكنوا من الفتيه نظام الدین نقال السلطان لا سبيل إلى هذا وكان الشيخ ابو احد لستي (1) حفيد الشيخ مودود لجستی له بخراسان شان عظيم وقوله معتبر لديهم فرکب في جماعة خيل من أصحابه وماليکه فقال أنا أجل الفقيه نظام الدین معي إلى الترك ليرضوا بذلك ثم

les chevaux de Hérât, qui se trouvaient dans leurs pâturages ordinaires, dans la plaine de Badghis, et les emmena, ne laissant aux habitants de Hérât aucune bête qu'ils pussent monter ou traire. Les Turcs se retirèrent, avec ces animaux, sur une montagne voisine où l'on ne pouvait les forcer. Le sultan et ses soldats ne trouvèrent pas de montures pour les poursuivre.

Hocaïn envoya aux Turcs un député, pour les inviter à restituer le bétail et les chevaux qu'ils avaient pris et leur rappeler le traité qui existait entre eux. Ils répondirent qu'ils ne rendraient pas leur butin, avant qu'on ne leur eût livré le jurisconsulte Nizhâm eddîn. Le sultan répartit: «Il n'y a pas moyen de consentir à cela. » Le cheïkh Abou Ahmed aldjesty, petit-fils du cheïkh Maoudoûd aldjesty, occupait dans le Khoraçãn un rang élevé, et ses discours étaient respectés des habitants. Il monta à cheval, entouré d'un cortege de disciples et d'esclaves, également à cheval, et dit (au sultan) : « Je conduirai le docteur Nizhâm eddin près des Turcs, afin qu'ils soient apaisés par cette dé

ارده فكان الناس مالوا إلى قوله ورأي الفقيه نظام الدین اتفاقهم على ذلك فركب مع الشيخ أبي اجد ووصل إلى الترك فقام اليه الامير تورالطى وقال له انت اخذت امراتي مني وضربه بدبوسه فکسر دماغه خرمیتا فسقط في أيدي الشيخ ابي احد وانصرف من هنالك إلى بلده ورد الترك ما كانوا اخذوه من خيل والماشية وبعد مدة قدم ذلك التركي الذي قتل الفقيه على مدينة هراة فلقيه جماعة من أصحاب الفقيه فتقدموا اليه كأنهم مسلمون عليه وتحت ثيابهم السيوف فقتلوه وفر اصحابه ولما كان بعد هذا بعث الملك حسين ابن که ملك ورنا الذي كان رفيق الفقيه نظام الدين في تغيير

marche; puis, je le ramènerai. » Les habitants étaient disposés à se conformer à ses discours, et le docteur Nizhâm eddîn vit qu'ils étaient d'accord là-dessus. Il monta à cheval, avec le cheikh Abou Ahmed, et se rendit près des Turcs. Tomouralthi se leva à son approche et lui dit : « Tu m'as pris ma femme; » en même temps, il le frappa d'un coup de massue et lui brisa la cervelle. Nizhâm eddîn tomba mort. Le cheikh Abou Ahmed fut tout interdit, et s'en retourna dans sa ville. Les Turcs rendirent le bétail et les chevaux qu'ils avaient pris.

Au bout d'un certain temps, ce Turc, qui avait tué le docteur, se rendit à Hérât. Plusieurs des disciples du fakih le rencontrèrent, et s'avancèrent vers lui comme pour le saluer; mais ils avaient sous leurs vêtements des épées, avec lesquelles ils le tuèrent; ses camarades prirent la fuite. Quelque temps après, le roi Hocaïn envoya en ambassade, auprès du roi du Sidjistân, son cousin-germain Mélic Werna, qui avait été l'associé du docteur Nizhâm eddîn, dans le redressement des actes probibés par la loi. Lorsque ce prince

المنکر رسولا إلى ملك بجستان نما حصل بها بعث اليه أن يقيم هنالك ولا يعود اليه فقصد بلاد الهند ولقيته وأنا خارج منها بمدينة سيوستان من السند وهو أحد الفضلاء وفي طبعه حب الرياسة والصيد والبزاة والخيل والمماليك والاصحاب واللباس الملوكي الفاخر ومن كان على هذا الترتيب فانه لا يصلح حاله بارض الهند فكان من أمره أن ملك الهند وده بلدا صغيرا وقتله به بعض اهل هراة المقيمين بالهند بسبب جارية وقيل أن ملك الہند دس عليه من قناه بسي الملك حسين في ذلك ولاجله خدم الملك حسين ملك الهند بعد موت ملك ورنا المذكور وهاداه ملك الهند وأعطاه مدينة بكار من بلاد السند وجباها خسون الفا من دنانير الذهب في كل سنة ،

fut arrivé dans le Sidjistân, le roi lui envoya l'ordre d'y rester et de ne pas revenir à sa cour. Mais il se dirigea vers l'Inde, et je le rencontrai, lorsque je sortis de ce pays, dans la ville de Siwécitân (Sehwan), dans le Sind. C'était un homme distingué; il avait un goût inné pour l'exercice de l'autorité, la chasse, la fauconnerie, les chevaux, les esclaves, les serviteurs, les vêtements précieux et dignes des rois. Or, la situation de quiconque a de semblables goûts dans l'Inde n'est pas heureuse. Quant à lui, le roi de l'Inde le nomma gouverneur d'une petite ville. Un habitant de Hérât, établi dans l'Inde, le tua dans cette ville, à cause d'une jeune esclave. On dit que le roi de l'Inde aposta son meurtrier, par suite des machinations du roi Hocaïn, et que ce fut à cause de cela que Hocaïn rendit hommage au roi de l'Inde, après la mort de Mélic Wernâ. Le roi de l'Inde lui fit des présents et lui donna la ville de Bacar (Bhakar), dans le Sind, dont le revenu monte chaque année à cinquante mille dînârs d'or.

ولنعد إلى ما كتا بسبيله فنقول سافرنا من هراة إلى مدينة

ام وی متوسطة حسنة ذات بساتين واشجار وعيون كثيرة وانهار واكثر شجرها التوت ولرير بها كثير وفي تنسب إلى الولى العابد الزاهد شہاب الدین اجد للام وسنذكر حكايته وحفيده الشيخ أحد المعروف براده الذي قتله ملك الهند والمدينة الان لاولاده و محررة من قبل السلطان ولهم بها نعمة وثروة وذكر لى من أثق به أن السلطان أبا سعید ملك العراق قدم خراسان مرة ونزل على هذه المدينة وبها زاوية الشيخ فاضافه ضيافة عظيمة واعطى لكل خباء بكلته رأس غنم ولكل اربعة رجال رأس غنم ولكل دابة بالعلة من

Mais revenons à notre sujet.

Nous partîmes de Hérât pour la ville de Djâm. C'est une ville de moyenne importance, mais jolie et possédant des jardins, des arbres, de nombreuses sources et des rivières. La plupart de ses arbres sont des mûriers, et la soie y abonde. On attribue la construction de cette ville au pieux et dévot Chihåb eddîn Ahmed aldjâm, dont nous raconterons l'histoire ci-après. Son petit-fils était le cheikh Ahmed, connu sous le nom de Zadeh (fils, en persan), qui fut tué par le roi de l'Inde, et aux enfants duquel Djam appartient actuellement; car cette cité est indépendante de l'autorité du sultan, et ces individus y jouissent d'une grande opulence. Quelqu'un en qui j'ai confiance m'a raconté que le sultan Abou Sa'id, roi de l'Irâk, ayant fait un voyage dans le Khorâcân, campa près de cette ville, où se trouvait l'ermitage du cheikh. Celui-ci lui donna un festin magnifique; il distribua à chaque tente du camp royal un mouton, donna un mouton par quatre hommes, et fournit à chaque bête employée dans le camp, cheval, laulet ou âne, sa pro

فرس وبغل وجار علف ليلة فلم يبق في العلة حيوان ألا وصلته ضيافته ،

حكاية الشيخ شهاب الدين الذي تنسب اليه مدينة الملام يذكر أنه كان صاحب راحة مكثرا من الشرب وكان له من الندماء نحو ستين وكانت لهم عادة أن يجمعوا يوما في منزل كل واحد منهم فتدور النوبة على أحدهم بعد شهرين وبقوا على ذلك مدة ثم أن النوبة وصلت يوما إلى الشيخ شهاب الدين فعقد التوبة ليلة النوبة وعزم على اصلاح حاله مع ربه وقال في نفسه أن قلت لامحابي اني قد تبت قبل اجتماعهم عندى ظنوا ذلك عبرا عن مونتهم فاحضر ما كان يحضر

vende pour une nuit. Il ne resta pas dans tout le camp un seul animal qui n'eût reçu sa part de l'hospitalité du cheikh.

HISTOIRE DU CHeikh ChiHÂB EDDÎN, DONT LE SURNOM A ÉTÉ DONNÉ

À LA VILLE DE DJÀM.

On raconte que c'était un homme de plaisir et fort adopné à la boisson. Il avait environ soixante camarades de débauche, qui avaient coutume de se réunir chaque jour dans la demeure de l'un d'eux. Le tour de chacun revenait donc au bout de deux mois. Ils persévérèrent quelque temps dans cette conduite. Enfin, un jour, le tour du cheïkh Chibåb eddîn arriva. Mais la nuit même qui précéda ce jour (littér. a la nuit du tour »; la journée des musulmans commence au coucher du soleil), il résolut de faire pénitence et de se réconcilier avec Dieu; mais il se dit en lui-même : « Si je dis à mes compagnons, qu'avant qu'ils fussent réunis chez moi j'avais fait pénitence, ils penseront que c'est par impuissance de les traiter, » Il fit donc servir les choses que ses pareils

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