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gcnt, d'airain et de verre, remplis de sucre candi dissous dans l'eau : on boit cela avant de manger, et ensuite les chambellans s'écrient : ■ Au nom de Dieu! » On commence alors le repas. -Devant chaque personne, on place de tous les mets dont se compose le festin; chacun les mange séparément, et nul n'est servi dans le même plat avec un autre individu. Le repas fini, on apporte une espèce de bière dans des pots d'étain, et, le public l'ayant bue, les chambellans disent encore : ■ Au nom de Dieu! » On introduit les plats contenant le bétel et la noix d'arec; on donne à chacun une pincée de celle-ci concassée, ainsi que quinze feuilles de bétel réunies ensemble et liées avec un Gl de soie rouge. Les assistants ayant pris le bétel, les chambellans disent de nouveau : « Au nom de Dieu ! » Tout le monde se lève à ce moment; le commandant qui a présidé au repas salue; le public en fait autant, et se retire. Cette sorte de festin a lieu deux fois par jour : la première, avant midi, e' la seconde, après la prière de l'après-midi.

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QCELQCES HISTOIRES SUR CE SULTAN, MONTHANT SA BIENFAISANCE ET SA GÉNÉROSITÉ.

Je me propose de mentionner seulement les faits de ce genre auxquels j'ai été présent, dont j'ai été témoin, et que j'ai ainsi vus de mes propres yeux. Le Dieu très-haut connaît la vérité des choses que je vais raconter, et l'on n'a pas besoin, outre cela, d'un autre témoignage. D'ailleurs, tout ce que je vais dire est bien divulgué et assez notoire. Les pays qui sont peu éloignés de l'Inde, tels que le Yaman, le Khorâçàn et la Perse, sont remplis d'anecdotes sur ce prince, et leurs habitants les connaissent'fort bien; ils n'ignorent pas surtout sa bienfaisance envers les étrangers, qu'il préfère aux indigènes, qu'il honore, qu'il favorise largement, qu'il comble de bienfaits, auxquels il donne des emplois élevés et fait de riches présents. Un de ses bienfaits à l'égard des étrangers, c'est qu'il les nomme aizzah, ou i gens illustres », et défend qu'on les appelle étrangers. Il prétend qu'appeler un individu du nom d'étranger, c'est lui

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déchirer le cœur et troubler son esprit. Je vais maintenant citer, s'il plaît à Dieu, un petit nombre de ses largesses et de ses dons magnifiques.

DU CADEAU QU'IL A FAIT AO MARCHAND CIIIHÀB EDDÎN Ar.CÀZÉROCNY, ET HISTOIRE DE CELUI-CI.

Ce Chihàb eddîn était un ami du roi des marchands Alcâzéroûny, surnommé Perouîz, auquel le sultan avait donné en fief la ville de Cambaie , et promis la charge de vizir. Alors Perouîz envoya dire à son ami Chihàb eddîn de venir le rejoindre, et celui-ci arriva, avec un présent qu'il avait préparé pour le sultan, et qui était composé des objets suivants : une petite maison en drap découpé enrichi de feuilles d'or, une grande tente analogue à la maisonnette, une petite tente avec ses accessoires, et une tente de repos, le tout en drap orné, enfin beaucoup de mulets. A l'arrivée de Chihàb eddîn avec son cadeau, son ami le roi" des marchands allait partir pour la capitale. Il apportait les <MJdle Je ^-^J! »**s '—*.?-!! ^y> ">—Q'^HrJ yi»*>J' vW** £jp ijU-^' f-t-*** SiH1* (ô^^3' (.bj^£sU*jJI poJjLjj

sommes qu'il avait amassées au moyen des impôts du pays qu'il gouvernait, et un cadeau pour le souverain.

Le vizir Khodjah Djihân, ayant appris que le sultan avait promis à Perouîz le vizirat, en devint jaloux et en fut troublé. Les pays de Cambaie et du Guzarate étaient, avant ce temps-là, sous la dépendance du vizir; leurs populations étaient attachées à celui-ci, dévouées entièrement à lui et promptes à le servir. La plupart de ces peuples étaient des infidèles, et une partie d'entre eux, des rebelles qui se défendaient dans les montagnes. Le vizir leur suggéra de tomber sur le roi des marchands lorsqu'il se dirigerait vers la capitale. En effet, quand Perouîz sortit avec ses trésors et ses biens, Chihâb eddîn, portant son cadeau, l'accompagna, et ils campèrent un jour avant midi, suivant leur habitude. Les troupes qui les escortaient se dispersèrent, et le plus grand nombre se mit à dormir. Les infidèles tombèrent sur eux dans ce moment en force considérable, ils tuèrent le roi des marchands, pillèrent ses biens et ses trésors, ainsi

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