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ذكر سلطانها وكانت تونس في أيالة مولانا امیر المسلمين وناصر الدين المجاهد في سبيل رب العالمين ع الاعلام وأوحد الملوك الكرام أسد الاساد وجواد الاجواد القانت الاوات خاشع العادل أبي الحسن بن مولانا امیر المسلمين المجاهد في سبيل رب العالمین ناصر دین الاسلام الذي سارت الامثال بجوده وشاع في الأقطار اثرکرمه وفضله ذي المناقب والمفاخر والغضائل والمتر الملك العادل الفاضل أبي سعيد بن مولانا امیر المسلمين وناصر الدین المجاهد في سبيل رب العالمين قاهر العقار وبيدها ومبدی آنار الجهاد ومعيدها ناصر الإيمان الشديد

DU SULTAN DE TUNIS.

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Tunis était sous la domination de notre maître le commandant des nuusulmans, le défenseur de la religion, le champion du maitre des mondes dans la guerre contre les infidèles, le prince des princes, l'unique parmi les rois généreux, le lion des lions, le libéral des libéraux, le pieux, le dévot, ou qui vient à résipiscence, l'humble, le juste, Aboû'l Haçan. Il était fils de notre maître le commandant des musulmans, le champion du maître des mondes dans la guerre sainte, le défenseur de la religion mahométape, celui dont la bienfaisance a passé en proverbe, dont les actes de générosité et de vertu sont connus dans les différents pays, l'auteur et le possesseur d'actions généreuses et vertueuses, de mérites et de bienfaits, le roi juste, illustre, Abou Sa'id. Celui-ci était fils de notre mnaître le commandant des musulmans, le désenseur de la religion, le guerrier dans les saints combats, paramour pour le maître des mondes; le vainqueur et le destructeur des infidèles, celui qui, une première fois, a rendu manifestes des actes mémorables dans la guerre sainte, et qui souvent les a répétés; le pro

و

الله

في عقبهم

السطوة في ذات الرجان العابد الراهد الراكع الساجد

عنهم الخاشع الصالح ابن يوسف بن عبد الحق رضی

الدين ولما وصلت تونس قصدت الك وابتي الحاج أبا الحسن الناميسى لما بيني وبينه من موات القرابة والبلدية فانزلني بدارة وتوجه معي الى المشور ندخلت المشور الكريم وقبلت یک مولانا ابن الحسين رضي الله عنه وأمرني بالقعود فقعدت وسألني عن الحجاز الشريف وسلطان مصر

عن ابن تیفراجين فاخبرته بما فعلت المغاربة فاجبته وسألني معه وإرادتهم قتله بالاسكندرية وما لقي من إذابتهم إنتصارا

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tecteur de la foi, le prince sévère dans les choses qui regardent l'être miséricordieux, le serviteur de Dieu , le dévot toujours assidu à la prière, à incliner sa tête, à se prosterner; l'humble, le pieux, Aboû Yoûçul, fils d’Abdalbakk. (Que Dieu soit satisfait d'eux tous, et qu'il fasse durer le royaume dans leur postérité, jusqu'au jour du jugenient dernier!)

A mon arrivée à Tunis, j'allai voir le pèlerin Abou'l Haçan annâmicy, à cause des liens de parenté et de nationalité qui existaient entre nous deux. Il me fit loger dans sa maison, , et puis se dirigea avec moi vers le lieu des audiences. J'entrai dans l'illustre salle, et je baisai la main de notre maître Abou'l Haçan. (Que Dieu soit content de lui!) Le souverain m'ordonna de m'asseoir, et j'obéis; il me fit des questions sur le noble Hidjaz, sur le sultan du Caire, et je répondis à ses demandes; il m'interrogea aussi sur Ibn Tîfarâdjîn. Or, je l'informai de tout ce que les Africains avaient fait à son égard, de leur intention de le tuer à Alexandrie, et du mal qu'ils lui firent endurer, dans la vue de venger et de secourir notre maître Aboû'l Haçan. (Que Dieu soit satisfait

منهم لمولانا ابي لحسين رضي الله عنه وكان في مجلسه من الفقهاء الامام ابو عبد الله السطى والامام ابو عبد الله قد ابن الصباغ ومن اهل تونس قاضيها ابو على عمر بن عبد الرفيع

بن هارون وانصرفت عن المجلس الكريم فتا وابو عبد الله ان بعد العصر استدعانی مولانا ابو الحسن وهو ببرج يشرف

الشيوخ للجلة ابو عرعثمان بن عبد موضع على الواحد التنالغتى وابو حشون زیان بن امريون العلوي وابو زكرياء يحي بن سليمان العسكري ولحاج ابو الحسن الناميسي

ملك الهند فاجبته تا سال ولم ازل أتردد إلى مجلسه الكريم ايام اقامتي بتونس وكانت ستة وثلاثين يوما

ومعه
القتال

فسالني عن

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de lui!) Étaient présents à l'audience, en fait de jurisconsultes : 1° l'imâm Aboû 'Abdallah assatthy, et 2° l'imâm Abot 'Abdallah Mohammed, fils d'Assabbagh, ou le teinturier. En fait de Tunisiens, il y avait : 1° leur juge, Aboů 'Aly 'Omar, fils d'Abdarrafi', ou le serviteur du Très-Haut, et 2° Abou 'Abdallah, ils de Haroun.

Je quittai le noble lieu des audiences; mais après la prière de l'après-midi, votre maître Abou'l Haçan me fit appeler. Il était alors sur une tour qui dominait l'endroit où l'on combattait, et avait en sa compagnie les cheikhs illustres dont les noms suivent : 1° Aboù 'Omar 'Othman, lils d'Abdalouâhid, ou le serviteur du Dieu unique, atlénâlesty; 2° Abou Hassoûn Ziyàn, fils d'Amriyoûn al'alaouy; 3° Aboů Zacariyyâ lahia, fils de Soleïmân al'ascary; et 4° le pèlerin Aboů'l llaçan annâmîcy. Le sultan s'informa du roi de l'Inde, et je répondis aux questions qu'il me fit sur ce sujet. Je ne cessai point d'aller et de venir dans sa salle d'au. dience illustre, tout le temps de ma demeure à Tunis, qui fut de trenle-six jours. Je vis alors dans cette ville le cheikh,

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ولقيت بتونس اذ ذاك الشيخ الامام خاتمة العلماء وكبيره ابا عبد الله الأبتي وكان في فراش المرض وباحثني عن كثير

القطانين من امور رحلتي ثم سافرت من تونس في البحر مع فوصلنا إلى جزيرة سودانية من جزور الروم ولها مرسى عجيب عليه خشب كبار دائرة به وله مدخل كانه باب لا يفتح إلا باذن منهم وفيها حصون دخلنا احدها وبه اسواق كثيرة ونذرت لله تعالى إن خلصنا الله منها صوم شهرين متتابعين لاننا تعرفنا ان اهلها عازمون على إتباعنا اذا خرجنا عنها ليأسرونا ثم خرجنا عنها فوصلنا بعد عشر الى مدينة تتس ثم إلى ماژونة ثم إلى مستغانم ثم إلى تنسان فقصدت العباد

l'imâm, la fin ou la perfection des savants et leur chef,

, c'est-à-dire Aboù ’Abdallah Alobolly. Il était alité par

suite de maladie, et m'interrogea sur beaucoup de matières touchant mes voyages.

Mon départ de Tunis eut lieu par mer, m'étant embarqué avec des Catalans, et nous arrivâmes à l'île de Sardaigne, qui est une des îles gouvernées par les chrétiens. Elle possède une jolie rade, entourée par d'énormes pièces de bois, et dont l'entrée ressemble à une porte, laquelle ne s'ouvre qu'avec la permission des habitants. Cette île a plusieurs châteaux forts; nous entrames dans l'un de ceux-ci, et vimes qu'il était pourvu de beaucoup de marchés. Je fis le væu au Dieu très-haut de jeûner pendant deux mois consécutifs, s'il nous tirait sains et saufs de cette île; car, nous avions été informés que ses babitants étaient décidés à nous poursuivre lors de notre sortie, pour nous faire captifs. Cependant, nous partîmes de l'île de Sardaigne, et arrivâmes dix jours après à la ville de Ténès, puis à Mazoû. nah, a Mostaghanim et a Tilincan. lci je me dirigeai vers

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وزرت الشيخ أبا مدين رضي الله عنه ونفع به ثم خرجت عنها على طريق تدومة وسلكت طريق اخندقان وبت بزاوية الشيخ ابراهيم ثم سافرنا منها فبينما نحن بقرب ازغنغان خرج علينا خسون راجة وفارسان وكان معي للحاج ابن قريعات الطنجي واخوه ممتد المستشهد بعد ذلك في البحر فعزمنا على قتالهم ورفعنا عما ثم سالمونا وسالمناهم والحمد لله ووصلت إلى مدينة تازی وبها تعرفت خبر موت والدتي بالوباء رجها

الجمعة في اواخر الله تعالی تم سافرت عن تازی فوصلت يوم شهر شعبان المكرم من عام حسين وسبعماية إلى حضرة فاس مثلت بين يدی مولانا الاعظم الامام الأكرم أمير المؤمنين

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'Obbåd (cf. Revue de l'Orient, janvier 1853, p. 35, 46; Journ. asiat. août 1854, p. 154), et visitai le sépulcre du cheikh Aboû Médin. (Que Dieu soit satisfait de lui, et nous sasse grâce par son intermédiaire!) Je quittai Tilimçân par le chemin de Nedroûmah, je suivis la route d'Akhandékân, et passai la nuit dans l'ermitage du cheïkh Ibrâhîm. Puis nous partîmes, et lorsque nous étions auprès d'Azaghnaghản, nous fûmes assaillis par cinquante hommes à pied et deux à cheval. J'étais accompagné par le pèlerin Ibn Kari'ât, de Tanger, et par son frère Mohammed, qui perit plus tard en mer, martyr de la foi. Nous nous préparâmes à les combattre et déployâmes un drapeau; mais ils nous demandlèrent la paix, et nous la leur accordámes. (Que Dieu soit loué!) Ensuite, j'arrivai à la ville de Tâza, où j'appris la nouvelle que ma mère était morte de la peste. (Que le Dieu très-haut ait pitié d'elle!) Je quittai Tâza , et entrai dans Fes ou Fez, la ville capitale, un vendredi, sur la fin du mois de cha'bân le vénéré de l'année 750 de l’hégire (le 8 novembre 1349 de J. C.).

Or je me tins debout en présence de notre illustre maître, le très-noble imam, le commandant des fidèles, l'homme

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